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Il faut éliminer complètement les taxes pour les fermes familiales!

Stéphane GENDRON ,

Le débat dure depuis toujours au Québec. Il a aussi pris une ampleur particulière au début des années 2000 avec la réforme du financement des services de la Sûreté du Québec en zone rurale. Grosso modo, les agriculteurs sont évalués sur la valeur de leur terre et de leurs bâtiments - et paient une taxe foncière à la municipalité et à la Commission scolaire. En retour, Québec assume une partie de la facture afin de supporter financièrement l’activité agricole en région. Mais avec l’explosion de la valeur des terres au cours des dernières décennies, plusieurs ont vu leur compte de taxes augmenter substantiellement. La majorité des agriculteurs ont aussi contesté la facturation liée aux services de la SQ avec un argument de poids: la criminalité est pratiquement inexistante dans les zones rurales comparativement aux villes centres souvent dévitalisées. Et ils avaient raison!

Plus récemment, l’ex-ministre de l’Agriculture Pierre Paradis avait proposé une réforme du remboursement des taxes municipales de concert avec le ministre des Finances. Avec le nouveau mode de calcul, les agriculteurs s’y retrouvaient perdants, et la continuelle hausse de la valeur foncière des terres faisait en sorte que le compte de taxe aurait poursuivi sa course vers le haut.

Le problème étant entier - l’UPA et les agriculteurs ont décidé de bloquer les sentiers de motoneige. La menace ne s’est pas concrétisée, le gouvernement ayant pris la décision de faire marche arrière. Maintenant….Que faire?

Une seule solution s’impose pour un gouvernement qui veut réellement concrétiser en actions ses multiples paroles à propos de l’importance du secteur agricole. Il faut éliminer complètement l’imposition foncière municipale et scolaire sur les terres agricoles en faveur de la ferme familiale.

ET je dis bien - au bénéfice de la ferme familiale en y fixant des critères précis d’admissibilité. Que l’intégrateur qui opère des fermes industrielles soit taxé sur le plan local, je n’y vois pas d’inconvénient a priori. Mais la ferme familiale en arrache trop depuis trop longtemps et il est temps de lui donner un peu d’oxygène… et ça presse!

Crédit-Photo: La Presse/La Voix de l'Est