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Où était l’UPA lors du bâillon sur la loi 106?



En référence à votre dossier (La Vie agricole, Février 2017, page#26) sur le recul du gouvernement face à l’UPA, ce sujet soulève bien des questions. Contrairement aux déclarations de l’UPA, la motivation du mot d’ordre de bloquer les motoneiges n’est pas la réduction de la subvention aux agriculteurs pour le remboursement de leurs taxes foncières. C’est un irritant peut-être, mais pas la raison principale, comme le souligne Daniel Morel sur la même page de votre journal.

La représentativité de tous les membres devra attendre encore.


Le fond de la question pour l’UPA est bien plus la menace de perdre ce mécanisme de coercition qu’est l’obligation de payer la cotisation (et non de devenir membre comme plusieurs le croient) lui permettant ainsi de gonfler artificiellement son membership dans le but de maintenir sa bureaucratie. Puisque celle-ci semble surtout se préoccuper de ses propres intérêts et des intérêts des gros producteurs, la représentativité de tous les membres devra attendre encore.

Bizarre quand même l’affaire Paradis


En passant, où était l’UPA et son mot d’ordre de blocage des motoneiges lors du récent passage sous la loi du bâillon de la loi 106 sur les hydrocarbures? Le règlement sur le prélèvement des eaux qui retire aux communautés la capacité de protéger leur eau de surface et souterraine? En train de faire des ‘’deals’’ pour se maintenir? Ces lois épouvantables devraient normalement faire l’objet d’un appel à un soulèvement massif dans l’intérêt des producteurs agricoles et du bien commun dont nous dépendons tous. Bizarre quand même l’affaire Paradis qui arrive à un bien mauvais moment pour l’avancement de la justice et de l’équité dans le monde agricole.


Robert Beaulieu

Crédit Photo: La Presse