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Bœuf Québec: Un beau projet pour 1,5 % de la production bovine !

Yannick PATELLI ,

Les grands moyens ont été développés le 3 avril dernier pour présenter le partenariat entre plusieurs acteurs de la filière bovine afin de promouvoir le Bœuf en provenance du Québec du début à la fin de la chaîne. Cela ne concerne que 1,5 % de la production bovine au Québec.

La directrice générale de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ),  Liza Frulla, a d’abord  annoncé lors d’un évènement-dîner sur la rue Saint-Denis, que l’établissement n’utilisera désormais que du bœuf en provenance du Québec et que l’ITHQ implantera dans son programme un cours de boucherie pour faire connaître les pièces les moins connues. Elle a également précisé qu’elle influerait sur la politique culturelle de Montréal pour que celle-ci reconnaisse la culture gastronomique et que Montréal devienne ainsi une vitrine pour les produits du terroir québécois.

Louis-François Marcotte, chef cuisinier pour le groupe SportScene, exploitant «La Cage aux Sports» est venu dire sa fierté d’utiliser des produits québécois. Ian Perreault, cuisinier du bistro chic «Chez Lionel» à Boucherville, un boucher et un distributeur triés sur le volet ont été aussi choisis pour le marketing de la filière Bœuf Québec. Pour Les Producteurs de bovins du Québec (la fédération)  il y a deux bonnes nouvelles en une avec le fait de voir le privé et l’institutionnel ensemble dans un tel projet.

Le coordonnateur du programme Partenaires Boeuf Québec, Jean-Sébastien Gascon, interrogé par La Vie agricole, a déclaré que cette étape pouvait prendre bien de l’envergure. Actuellement on parle d’une filière Bœuf Québec pour 10 000 boeufs abattus au Québec ce qui représente seulement 1,5 % de la production totale. De nombreux bœufs feront donc encore des voyages à l’étranger avant d’arriver dans nos assiettes.

Mais l’effet marketing du 3 avril est réussi. Reste à voir s’il est réaliste d’abattre toute la production de boeuf au Québec qui n’a plus de lieu destiné à cela depuis la faillite de 90 millions de dollars de l’abattoir Levinoff-Colbex alors géré par la fédération. Un regroupement de producteurs de bovins de la région de la Beauce espère toujours mettre en place une coopérative, mais pas un mot n’a été dit à ce sujet lors de la conférence de presse de Montréal.