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Boeuf-Québec: beaucoup de travail à faire !

Jean-Pierre LEMIEUX ,

« Nous, notre but à la coopérative c'est qu'il y ait de l'abatage au Québec et du bœuf du Québec dans les assiettes des consommateurs. On ne pourra jamais être contre un projet qui amène du bœuf du Québec » 

 

Appelé à commenter le lancement en grand du label « Boeuf Québec » à Montréal, le secrétaire-trésorier de la coopérative de bovin d'abattage du Québec, qui était absent de l'événement, a indiqué à La Vie agricole qu'il ne voit pas là de compétition au projet de la coopérative « dans le sens qu'il y a de la place pour du bœuf au Québec ».

M. Sylvain Bourque a précisé : « présentement au Québec on produit 1% ou 2% de la demande totale ». « Pour nous, ajoute-t-il, du bœuf du Québec abattu au Québec transformé au Québec et consommé par des Québécois cela fait juste renforcer notre industrie et l'économie québécoises en général ».

Le logo et le label « Boeuf Québec » appartiennent aux Producteurs de bovin (autrefois la Fédération des producteurs de bovin) et une entente permet à la Société des parcs d'engraissement de les utiliser. M. Bourque voudrait qu'éventuellement soit créé « un logo plus général qui serait la marque pour plusieurs producteurs ». La coopérative n'a pas encore de « Bœuf Québec » sur le marché : « ça prend du temps, mais il vaut mieux ne pas naître trop vite » fait remarquer M. Bourque.

Pour que cela arrive, cela prendra la collaboration des distributeurs, des consommateurs, des producteurs et cela devra suivre les lois du marché. « Ça prendrait peut-être une volonté politique. Pour l'instant ce ne sont que des vœux pieux » de faire remarquer M. Bourque.

Acheter québécois dans les institutions serait déjà une volonté politique !

Par « volonté politique » M. Bourque ne parle pas de revoir le gouvernement s'impliquer comme dans l'affaire Levinoff-Colbex. « Les producteurs veulent sécuriser leur production en développant l'agroalimentaire du bœuf et sécuriser les prix ». Pour M. Bourque la volonté politique pourrait s'exprimer par l'achat de viande du Québec pour les institutions québécoises comme les hôpitaux.

Produit local, abattage local, mais aussi transformation locale: « tout est à développer, tout est à faire ». M. Bourque ajoute : « Moi quand j'entends ``bœuf Québec``, je trouve que ça travaille pour l'ensemble des producteurs ».

La coop a été formée en 2012. M. Bourque explique : « Notre but c'est que ça marche, il faut que ça marche, ça va marcher. Les consommateurs parlent de sécurité alimentaire.

Et on est capable de l'offrir par notre traçabilité, par nos façons de faire, notre biosécurité est même socialement acceptable en parlant d'environnement. On fait du bœuf comme les Québécois le veulent ça serait le fun qu'ils puissent en manger ».