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Connivence entre l’UPA et le PQ: pas de bon augure pour l’agriculture

Jacques Cartier,

Depuis les derniers jours, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a ressorti les vieux démons de « l’accaparement des terres agricoles » pour tenter de paralyser le développement de l’agriculture québécoise. Une sortie rapidement appuyée par le porte‐parole du Parti québécois en matière d’agriculture, M. André Villeneuve, qui a demandé hier au gouvernement libéral d’adopter le projet de loi 599 déposé par le PQ et que l’on peut qualifier du « projet de loi de l’UPA » puisqu’il reprend, pour l’essentiel, l’ensemble des demandes du monopole syndical. Il semble y avoir une filiation directe.

La position du PQ et de l’UPA semble être la suivante : le droit d’investir et de croître en agriculture devrait être réservé et contrôlé, limitant par le fait même la liberté des entrepreneurs agricoles. « On prétend laisser la liberté aux producteurs, mais pas avec n’importe qui, pas n’importe comment et surtout pas au‐delà d’un certain niveau ! », de résumer Jacques Cartier, président du Conseil des entrepreneurs agricoles. Il faut plutôt se féliciter de voir de nouveaux joueurs québécois intéressés à investir dans le secteur agricole, un secteur économique névralgique pour le Québec et souvent laissé pour compte dans le passé.

Quant au modèle de la Caisse de dépôt avec Pangea ou encore celui préconisé par le Fonds de développement CSN avec l’UPA, dans les deux cas le résultat demeure le même : le producteur devient un locataire perpétuel et devra fournir un rendement annuel sur la valeur du placement. Il est particulièrement inquiétant dans le modèle proposé par l’UPA que celle‐ci, à titre de monopole syndical, veuille se donner un droit de gouvernance de la fiducie foncière, et donc de l’accès aux terres agricoles au détriment même de ses propres membres !

Le Conseil des entrepreneurs agricoles croit plutôt que ceux‐ci doivent utiliser les véhicules traditionnels de financement en fonction de leur réelle capacité d’emprunt et du rendement de leur production. En plus de permettre aux producteurs de demeurer propriétaires, les taux de financement offerts par les institutions financières sont même plus avantageux qu’un partenariat. Dans ce dossier, il semblerait donc que le PQ accepte d’être à la remorque de l’UPA, alors que le message alarmiste du monopole sur le prétendu phénomène d’accaparement des terres ne trouve pas écho.

Pour assurer son développement, le maintien du patrimoine des agriculteurs et une place pour les jeunes de la relève, l’agriculture québécoise a besoin d’une réelle vision entrepreneuriale dont le fondement doit être la liberté des entrepreneurs de choisir leur modèle d’affaires, la liberté d’investissement et de transiger les terres. Le Conseil des entrepreneurs agricoles est l’unique représentant des producteurs agricoles dynamiques soutenant cette vision dans ce dossier.

 

 

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