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Que d’étrangers charmés par la France agricole !

LVA,

Tout a commencé avec les vignobles pour les Chinois. Selon l'autorité de régulation du foncier agricole en France, les investisseurs de l'Empire du Milieu ont en effet mis la main en trois ans sur 96 des 7 000 châteaux bordelais. Leur intérêt porte maintenant sur les terres arables. Mais ceratins y voient des aspects positifs !

Les Russes aussi

Les Russes ne sont pas absents de ce mouvement, avec une cible privilégiée. Ils se sont intéressés au Cognac. «Rien qu'en 2013, la moitié des transactions en pleine propriété dans le Cognac se sont faites au profit de personnes morales, notamment russes», apprenait-on récemment dans Le Figaro.

Les belges accaparent aussi !

Ce mouvement concerne aussi les grandes cultures, c'est-à-dire les exploitations céréalières et de betteraves à sucre du nord de la France. «Un fonds de pension belge a ainsi racheté 250 hectares l'an dernier pour les exploiter en direct», poursuit Emmanuel Hyest, président de la FNSafer. Ce type d'investisseurs pose une double problématique. «Ils ne se contentent pas d'acquérir des terres et de les louer, mais ils les exploitent pour leur propre compte», dénonce-t-il. Non seulement cela «menace l'agriculture familiale» mais aussi «l'autonomie alimentaire de notre pays».

Certains restent positifs face à la situation

L’engouement des étrangers pour des terres agricoles est parfois vu par des responsables de la filière vinicole d'un bon oeil : «C'est rassurant. Ces achats valorisent la marque Bordeaux et ont permis de faire progresser le marché du foncier viticole même s'il reste encore des vignes à vendre», note le président du Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), Bernard Farges. «Tout le monde est ravi que les Chinois s'intéressent au vignoble, cela prouve que Bordeaux conserve sa prédominance sur les autres», se réjouit le président de la Fédération des grands vins de Bordeaux, Laurent Gapenne. Et de rappeler que «Bordeaux s'est construit au fil des siècles avec des investissements étrangers, d'abord anglais puis hollandais, belges, japonais et aujourd'hui chinois».

Après le vin les céréales selon Bastamag

Lors d’une réunion publique le 19 novembre à Rambouillet sur l’accaparement de terres, un représentant du ministère de l’Agriculture a apporté quelques précisions sur ce rachat de 1700 hectares, l’équivalent de trois gros arrondissements parisiens. « Nous venons de rencontrer le groupe qui nous a indiqués vouloir développer une activité de fabrication de farine transformée en France, a-t-il expliqué devant le public. Ce n’est pas forcément le modèle agricole auquel on aspire, mais ce projet a quand même l’intérêt de maintenir des terres agricoles pour lesquelles il y a une valeur ajoutée produite. » selon ce que rapporte le site Bastamag.

Un projet agro-industriel visant à alimenter la Chine

Les terres agricoles concernées s’étendent sur plusieurs communes de l’Indre. Ces achats de terres successifs se sont déroulés entre 2015 et 2016.

L’instigateur de ces investissements, selon Pascal Hérard, journaliste à TV5 Monde, s’appelle Marc Fressange, fondateur-dirigeant d’une entreprise d’importation en Chine de vins et autres produits agroalimentaires français, mais aussi directeur d’une entreprise de gestion de portefeuilles spécialisée dans les investissements pour le secteur agroalimentaire en Europe et en Chine.

Le représentant du ministère a justement indiqué que des « connexions avec des groupes agro-industriels » avaient été établies « pour exporter la farine ». Et il a précisé qu’il s’agissait « d’une exportation de produits alimentaires vers un pays (la Chine en l’occurence) n’assurant pas son autonomie alimentaire ». Le choix de l’Indre par des investisseurs chinois n’est peut-être pas une coïncidence, analyse Benoit Ducasse, journaliste à Campagnes solidaires. « Aux portes de Châteauroux, sur 440 hectares près d’une ancienne base de l’Otan, se profilent des bâtiments destinés à booster les échanges commerciaux entre la Chine et l’Europe, dont une plateforme logistique de 120 000 m2 » 

 

 

 

 

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