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Issoudun: quand un parc industriel dérange la campagne!

Stéphane GENDRON,

 

Issoudun est une communauté rurale pas très loin de la région de Québec, en bordure de l’autoroute 20. Petite communauté en nombre, elle a été choisie par plusieurs pour vivre à la campagne et pratiquer des activités agricoles ou tout simplement pour sa quiétude.Généralement, nous les ruraux, avons à nous plaindre parfois de ces “ trust-fund kids ” de la Ville qui viennent s’établir chez nous en prétendant devenir des “ gentlemen farmer ”. 

Après 6 mois installés dans un rang, ces transplantés de la Ville se plaignent de l’odeur des épandages, des traces de tracteurs laissés sur la route et qui vont inévitablement salir leur Audi A4… Bref, ils finiront par se transformer en belle-mère insupportable.

À Issoudun, c’est l’inverse qui se produit. La relative quiétude de la zone rurale est maintenant inquiétée par un projet qui a vu le jour dans le parc industriel. La Municipalité a autorisé récemment la vente d’un terrain de 1 000 000 de pieds carrés dans son parc industriel et l’usage sur celui-ci d’une méga piste de motocross. La Municipalité fait la bonne affaire sur le plan financier: elle peut rembourser sa dette liée à son parc industriel et collecter des taxes foncières auprès du propriétaire de la piste de motocross, tout en espérant attirer de l’achalandage au village.

Erreur ? Depuis l’aménagement de la piste, la vie serait devenue exaspérante à cause du bruit régulier provenant de la piste de motocross. Des éleveurs se sont plaints, des résidents aussi. À un point tel qu’une citoyenne qui fait la garde de chevaux en réhabilitation peine à poursuivre ses opérations.

Voilà un exemple rarissime où la ruralité est affectée directement par des activités externes. Tout cela est bien triste. Mais une chose est certaine, la Municipalité a une obligation d'agir en “bon père de famille” dans la façon dont elle prend ses décisions.

Elle devra se doter de mesures afin d’atténuer la cohabitation. La cour a maintes fois énoncé qu’il existe une obligation de minimiser l’impact des activités susceptibles de troubler le bon voisinage. À défaut, qu’adviendra-t-il de la valeur de ces propriétés, de la qualité de vie des citoyens concernés et des dommages encourus? Qui devra indemniser ? La Municipalité aurait dû pousser plus loin son analyse avant d’autoriser un tel projet. Des experts auraient pu être sollicités afin d’analyser le projet avant son acceptation. Au contraire, les élus ont cru bon décider entre eux, malgré lemanque de compétence pour complètement saisir tous les impacts d’un tel projet. Elle devra réparer.

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