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L’Union paysanne boycottera la 3e rencontre du Sommet sur l’Alimentation

LVA ,

L’Union paysanne a décidé de boycotter la 3e rencontre préparatoire du Sommet sur l’alimentation afin de protester contre le vide de l’exercice. Lors du lancement, l’Union paysanne croyait à une réelle consultation des différents groupes, mais craignait la longueur de l’exercice. «Eh bien l’exercice, en plus d’être long, ne permet pas d’approfondir la réflexion creusée par le rapport Pronovost», a-t-elle déclaré dans un communiqué émis ce matin: « On repasse dans les mêmes lieux communs, pas de réel débat et un temps de parole insignifiant» témoigne Maxime Laplante, vice-président. «Tandis que beaucoup d’orateurs occupent la foule, on a l’impression que la future politique agricole du Québec est déjà écrite», dit-il.

Aucun espace pour discuter du monopole syndical

L’Union paysanne, après avoir participé aux deux premières rencontres visant les consommateurs et les transformateurs, a été très surprise de constater la surreprésentation de l’UPA dans le volet destiné aux consommateurs. «Il est encore plus dérangeant de constater que, dans ce troisième volet consacré aux producteurs agricoles, aucun espace ne sera donné afin de discuter du monopole syndical de l’UPA», de dire Maxime Laplante.

«Cette question est en suspend depuis le rapport Pronovost en 2008. Cette rencontre aurait pu permettre un débat réel sur la question entre les différents groupes de représentants agricoles, mais la question a été soigneusement évitée», de dire l’Union paysanne. « On voudrait réduire l’agriculture à une donnée économique, mais les agriculteurs attendent qu’on leur redonne un réel droit d’association. La démocratie ne semble pas prioritaire pour notre gouvernement », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

L’Union paysanne conclut en invitant le ministre Laurent Lessard à s’inspirer du rapport Pronovost et St-Pierre afin d’amener l’agriculture du Québec dans un renouveau. « Repasser dans les mêmes sentiers encore et encore ne peut que condamner l’agriculture du Québec à avoir moins de fermes. Accepter cette logique revient à abdiquer devant les marchés alors que nous pouvons être maîtres de notre développement en agriculture» conclut Benoit Girouard.