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Remboursement de taxes 2017: la facture refilée aux producteurs!

LVA ,

«Les producteurs agricoles doivent aujourd’hui assumer une facture salée, conséquence du bras de fer ayant opposé l’Union des producteurs agricoles (UPA) et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) dans le dossier avorté des modifications au programme de crédit des taxes foncières agricoles.», a déclaré ces jours-ci Jacques Cartier, président du Conseil des entrepreneurs agricoles (CEA)

«Au cours des dernières semaines, des producteurs ont reçu un avis du ministère exigeant le remboursement des montants leur ayant été versés par le programme pour l’année 2016. Ces montants peuvent atteindre des milliers de dollars et pourraient augmenter encore à partir de 2017 avec les autres bénéficiaires qui s’ajoutent. Le ministère justifie sa réclamation par le fait que la croissance annuelle des coûts du programme par rapport à l’année précédente ne peut excéder 5% d’augmentation. Avec la progression de la valeur des terres des dernières années, il est évident qu’une telle situation s’amplifiera. C’est d’ailleurs ce qui avait précipité le gouvernement à proposer une réforme l’an dernier.», ajoute-t-il.

«Fausse victoire pour l’UPA» dit Cartier

Pour Jacques Cartier, «Il est très préoccupant de constater que l’UPA, qui clamait « victoire » lorsque le gouvernement a mis un terme à la réforme proposée en février dernier, ait préféré se fermer les yeux et cacher les conséquences financières auxquelles les producteurs feront face.»

«L’UPA a choisi de défendre les intérêts de son organisation plutôt que l'intérêt des producteurs. On se souviendra que la réforme faisait en sorte qu’un producteur n’était plus obligé de payer sa cotisation à l’UPA pour obtenir le remboursement des taxes foncières », de souligner Jacques Cartier, président du Conseil des entrepreneurs agricoles.

«Puisque d’une part les producteurs ont acquitté le plein paiement de leurs taxes foncières municipales et que, d’autre part, le gouvernement exige le remboursement d’une partie de l’aide versée par le programme, il s’agit d’un coût additionnel progressif pour les entreprises, et qui augmentera au cours des prochaines années.» conclut-il.

Le Conseil des entrepreneurs agricoles reproche finalement l’absence de transparence de l’UPA dans ce dossier et souligne que l’immobilisme en agriculture a toujours un prix. Dans ce cas, il revient au producteur de l’assumer directement dit l’organisation.