RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel
Autosuffisance bandeau

Quand la banlieue parisienne pense agriculture urbaine !

LVA ,

Le site www.caissedesdepotsdesterritoires.fr vient de publier un article sous la plume de Luc Blanchard qui annonce que Romainville, à 3 kilomètres de Paris, fait de l'agriculture urbaine un levier de développement histoire de « renouer avec son passé agricole»

Dès 2013, précise Luc Blanchard, «plusieurs jardins éphémères se créent, puis des micro-fermes et, bientôt, une tour maraîchère.» Bien que les dernières vaches aient quitté la commune de Romainville en 1964, la longue histoire agricole de la commune semble être restée dans la mémoire collective.

Corinne Valls, la maire de Romainville, se souvient avoir été identifiée comme une «illuminée» en 2013 à l’annonce de la réalisation d’une tour maraîchère. À l'époque, dit-elle, «L'agriculture urbaine n'avait pas encore acquis ses lettres de noblesse».

En 2016, précise Luc Blanchard, «trois serres pour la culture de micro-pousses ont été pérennisées, sur 350 m2. Les jeunes pousses sont récoltées tous les 15 jours et distribuées par le biais de circuits courts. Par exemple dans les cantines scolaires où une autre association locale prend en charge l'éducation au goût.»

La multiplication des initiatives associatives a permis de sensibiliser la population et les principes de l'économie circulaire, qui consistent à faire des déchets une ressource, ont été très bien compris.

Il ne s'agit pas de remplacer l'agriculture traditionnelle précise le site www.caissedesdepotsdesterritoires.fr,  mais de végétaliser la ville en recréant une filière agricole.

La tour maraîchère en voie de devenir réalité

Le point d'orgue de ce dispositif consistera à construire une tour maraîchère précise Luc Blanchard. «Le coût du projet s'élève à 4,6 millions d'euros. Nous avons eu du mal à obtenir des financements publics, mais finalement la région nous a retenu dans le cadre d'un appel à projet intitulé 100 quartiers innovants, la métropole du Grand Paris et le département ont suivi. Des promoteurs privés nous accompagnent également dans cette belle aventure.», explique la mairesse Corine Valls,  «Les 3.800 m2 de cette future tour, dont la construction doit commencer à la fin de l'année 2017, sont répartis en deux ailes dont la plus haute culminera à 24 mètres. Plus de 1.000 m2 seront dévolus à la culture, le bâtiment sera également doté d'un point de vente, d'un espace pédagogique ainsi que d'un atelier de germination et d'une champignonnière en sous-sol.»