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Champagne s’explique sur la problématique du secteur laitier

Yannick PATELLI ,

L’honorable François-Philippe Champagne

« On a déjà mis un programme en place sur la modernisation. Il faut voir l’accord avec l’Europe comme une opportunité. J’ai confiance dans l’expertise de nos produits et dans nos fromagers Québécois. On ouvre quand même un marché qui est le plus gros marché de consommateurs au monde à l’industrie du fromage du Canada. J’ai confiance, mais c’est sûr, vous avez vu, M. Groleau de l’UPA est à dans la salle et on continue de discuter et on va toujours travailler en partenariat pour s’assurer que nos fromagers et agriculteurs aient une place importante quand on a des discussions sur le commerce», a confié à La Vie agricole le ministre du Commerce du gouvernement du Canada, François-Philippe Champagne, lorsque nous lui avons demandé ce qu’il ferait pour les producteurs laitiers et les fromagers inquiets de l’arrivée des fromages européens.

Il nous a fait cette déclaration en point de presse après sa présentation au Conseil des relations internationales de Montréal ( CORIM) au Reine Elizabeth le 29 septembre dernier.  Quand nous lui avons dit que le programme auquel il fait référence est fermé, il a suggéré que c’était dû «à son succès». Marcel Groleau participait effectivement au dîner au  Reine Elizabeth, mais à aucun moment la problématique du monde agricole laitier n’a été concrètement évoquée au cours de l’activité.

À l’heure des renégociations de l’ALENA et à l’heure du protectionnisme renouvelé de la part des Américains, il est important de développer de nouveaux partenaires, avait précisé auparavant le ministre en conférence, rappelant la mise en place de l’accord Canada-Europe et les fins des droits de douane pour  98 % des échanges commerciaux.

Les femmes, les jeunes et les autochtones au cœur de la politique du gouvernement Trudeau.

Le ministre a commencé son intervention en dévoilant qu’Isabelle Hudon, ancienne présidente de la chambre de commerce de Montréal deviendra sous peu ambassadrice du Canada à Paris. Il s’est dit fier que pour la première fois une femme prenne ce poste prestigieux dans la capitale française.  Il a ensuite insisté sur l’importance de mettre les gens au cœur de l’équation du commerce international pour gagner le pari de la prospérité pour la classe moyenne si «l’on veut résister à la montée politique contre la globalisation», a-t-il dit. «L’accord Canada-Europe permettra plus de choix aux consommateurs à de meilleurs prix. Le Canada tout en représentant 0,5 % de la population mondiale, c’est 2,3 % du commerce global. Le commerce c’est dans l’ADN des Canadiens. On veut un commerce plus progressiste qui met les gens au cœur de l’équation. Pourquoi pas une OMC ( Organisation du Commerce international) pour  les gens ?» a-t-il ajouté.  Nous allons aider les femmes les jeunes et les autochtones à développer leurs entreprises.

 

Remerciement à deux hommes visionnaires

Le ministre a tenu ensuite à remercier deux  hommes « qui ont eu de la vision douze ans auparavant : Pierre Marc Johnson et Jean Charest»

«Grâce à eux aujourd’hui le Canada est le seul pays au monde, pas situé en Europe, à avoir accès au marché européen. On vient d’ouvrir un marché d’un demi-milliard d’individus. C’est le moment idéal pour la diversification des marchés d’exportation que ce soit pour les produits  agricoles, ou notre savoir-faire en aéronautique, entre autres», a-t-il précisé.

«La seule mesure du succès c’est de transformer ces accords en emplois. Grâce à Justin Trudeau, le Canada a pris une position assez unique. Quand d’autres pays prennent le chemin inverse, nous, le Canada, nous nous ouvrons sur le monde. Le Canada donne un cadre qui inspire le monde, soyons ambitieux», a-t-il conclu.