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Voyez plus loin que l’efficacité alimentaire lorsque vous évaluez de jeunes taureaux

Laura Feil ,

Les producteurs de bœuf ne doivent pas seulement tenir compte de l’efficacité alimentaire lorsqu’ils évaluent le potentiel de jeunes taureaux reproducteurs – c’est ce qui ressort d’une recherche qui examine le rapport entre l’alimentation et le rendement reproducteur. 

Ce qui peut surprendre les producteurs toutefois, c’est qu’il peut y avoir un rapport inverse ou antagoniste entre ces deux facteurs. Ceci signifie que les jeunes taureaux qui grossissent avec efficience ne sont probablement pas de très bons reproducteurs.

Une recherche récente, appuyée en partie par l’Agricultural Adaptation Council par l’entremise de Beef Farmers of Ontario, s’inspire de faits probants de plus en plus nombreux qui confirment que l’élevage de jeunes taureaux qui met l’accent sur l’efficience alimentaire ne sera pas un facteur bénéfique pour le rendement reproducteur de ces animaux.

Les deux facteurs jouent un rôle important pour une production bovine rentable mais la recherche a trouvé que les taureaux dont le niveau d’efficience alimentaire est plus élevé ont des spermatozoïdes qui démontrent une motilité réduite et plus d’anomalies que les taureaux qui ont une efficience alimentaire moindre. Ces résultats suggèrent que la maturité sexuelle est retardée chez les taureaux qui gagnent du poids plus efficacement.

Le fait de comprendre ce rapport est très important pour l’évaluation des futurs reproducteurs. Malheureusement, les producteurs de bœuf ne sont pas encore capables de choisir des taureaux ou du sperme selon l’efficience alimentaire de l’animal et son rendement reproducteur.

Mais avec les nouvelles recherches effectuées pour mieux comprendre comment ces facteurs sont reliés, il y aura certainement une poussée pour que les taureaux et le sperme soient évalués en tenant compte de ces facteurs.

« Le financement public est essentiel pour ce type de recherche et pour aider à attirer plus de financement de l’industrie », déclare M. Michael Campbell, conseiller en politiques pour Beef Farmers of Ontario. « Au bout du compte, ce type de recherche aide à former des universitaires et des chercheurs et fournira des bienfaits à long terme à toute l’industrie du bœuf lorsque nous serons en mesure d’élever de jeunes taureaux offrant un rendement reproducteur solide et une utilisation efficiente des ressources alimentaires et énergétiques. »

Ce projet a été financé en partie par le programme Cultivons l’avenir 2 (CA2), une initiative fédérale-provinciale-territoriale. L’Agricultural Adaptation Council participe à la prestation du programme CA2 en Ontario.