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Que dit-on de l’ALENA dans l’étable ?

Yannick PATELLI ,

À l’heure où leur avenir se dessine dans la renégociation de l’ALENA que pensent les producteurs de lait québécois dans leurs étables ? Nous avons posé la question à quelques personnes sur le terrain

«Je crois que les producteurs sont heureux d'avoir du volume supplémentaire à produire avec le quota gratuit» nous a dit le producteur Bruno St-Pierre. « Plusieurs construisent de belles étables robotisées neuves, par contre quelques-uns se questionnent sur les % de quotas donnés. Quelle en est la raison ? L’exportation? Quelle transition!!! On me parle souvent de l'Alena mais les producteurs se sentent impuissants» a-t-il ajouté. 

Un représentant d’une compagnie fournisseur auprès de producteurs laitiers à quant à  lui précisé  concernant l’intérêt des agriculteurs sur l’ALENA: « Ils en parlent un peu mais à la vitesse qu'ils investissent  je ne crois pas que ça les inquiètent outre mesure. En plus avec le beau temps des dernières semaines ils ont la tête au travaux de champs, c'est dommage mais ce qui semble se dessiner ressemble beaucoup au domaine du porc il y a environ 25-30 ans de façon différente mais on semble se diriger vers une conclusion semblable.»

Un autre représentant dans le monde agricole nous déclarait quant à lui : « Dans mon coin, ils s’inquiètent d’avoir assez de foin pour passer l’hiver à cause de la sécheresse. Sinon, je dirais que les gars n’ont pas vraiment de contrôle. Quand on parle de ça (L’ALENA), c’est de l’impuissance que l’on perçoit. Mes clients savent que ce sont les gars qui n’aiment pas s’occuper de leur ferme qui vont à l’UPA. Mes clients ne peuvent pas bien s’occuper de leur entreprise et faire de la politique en même temps. Mais je ne suis pas inquiet pour mes clients. Ils ont le talent de faire plein de chose si ça va mal et ça veut pas dire que ce sera de l’agriculture!»

Selon une autre source du monde de la finance agricole : « L’ALENA ne sera pas une priorité dans l’étable tant que l'UPA n'en parlera pas haut et fort en brandissant la menace de l’abolition de la gestion de l'offre».