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Marcel Groleau ne voit pas l’UPA comme un monopole!

LVA ,

NDLR : Si Marcel Groleau souvent invité par La Vie agricole à tenir une chronique dans nos colonnes pour y défendre sa vision de l’accréditation unique a toujours refusé de participer à cet exercice, il a déjà donné des entrevues dans le passé à La Vie agricole, notamment celle-ci en avril 2015 en marge d’une assemblée générale des producteurs de bovins lorsqu’il échangeait avec notre éditeur Yannick Patelli ( Images et montage de Jean-Pierre Lemieux)

Il nous déclarait alors : « Les producteurs ont obtenu en 1972 une loi sur les producteurs agricoles qui reconnait le caractère spécifique du secteur. Nous, comme producteurs agricoles on fait pas affaire avec un seul employeur ou un seul acheteur, on négocie avec plusieurs acheteurs différents selon les productions dans lesquelles on se trouve donc à l’image des artistes qui ont suivi notre image après et qui ont créé L’union des artistes. Les artistes c’est la même chose, ils travaillent avec plusieurs producteurs et ils ne négocient pas avec chacun. Il y a des conditions de base qui sont négociées par l’UDA pour les artistes et il y a des conditions de base qui sont négociées par l’UPA pour  les producteurs agricoles»

« Ça fait ( de l’UPA et de l’UDA) une accréditation unique sectorielle mais ça n’empêche pas les autres syndicats d’exister. Si on était un monopole, L’Union paysanne ne pourrait pas exister, le conseil des entrepreneurs agricoles ne pourrait pas exister, d’autres syndicats ne pourraient pas exister si c’était un monopole. La loi permet aux producteurs agricoles, d’avoir pour  les représenter, une accréditation unique et c’est ce qu’ils ont choisi en 1972. Ce que je dis et que je répète régulièrement : Quand les producteurs choisiront que ce n’est plus l’Union des producteurs agricoles qui est apte à les représenter, que ça devient une autre organisation, ça sera leur choix. (…) Dans notre société démocratique on fait notre choix selon la majorité des producteurs et selon le choix de la majorité et le désir de la majorité.  C’est sûr que ça ne sera jamais unanime. En 72, il y a eu un référendum et les producteurs ont choisi démocratiquement que l’Union des producteurs agricoles serait leur représentant. (…) Si le gouvernement jugeait qu’il y a lieu de s’interroger sur cette question-là, ça ne serait pas à lui nécessairement de le faire. Il faudrait qu’il demande à la Régie des marchés agricoles qui est l’organisation qui surveille la loi sur l’application de la loi sur les producteurs agricoles. C’est la Régie qui pourrait faire ce travail-là. Tout comme si l’Union paysanne ou d’autres organisations voulaient poser la question à la Régie, et faire cette demande-là. »