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Le malheur s’acharne sur la ferme de Michel Fabry

Denise PROULX ,

Un terrible accident de ferme survenu lundi dernier à Lucie Girard, l’épouse de Michel Fabry, d’Henryville a causé tout un élan de sympathie et de soutien sur les réseaux sociaux. Lucie Girard a chuté d’une hauteur de 55 pieds d’un silo

 

Mercredi, vers 11h, sa fille Héloïse publiait des nouvelles encourageantes. « L'opération d’hier s'est bien déroulée. Ils ont mis une tige pour stabiliser les vertèbres du dos puis une tige et plusieurs vis dans le bras gauche. Quelques côtes sont fêlées, mais les poumons ne sont pas perforés. Ce matin, elle bouge bien ses pieds, ses jambes et les doigts des deux mains! Elle n'a pas de commotion (cérébrale), juste un peu sonnée. (Les médecins) diminuent petit à petit les médicaments pour la douleur. Elle était même consciente un peu tantôt, pour lever ses membres. Merci voisins, amis et famille de vos ondes positives. »

Très active sur la ferme familiale, avec sa fille Véronique et son conjoint Michel Fabry, poursuivi en Cour pour avoir déversé du purin autour de la Maison de l’UPA à Longueuil, Lucie Girard est tombée lundi vers 17h30 d’une hauteur de 55 pieds d’un silo alors qu’elle tentait de fermer une porte, raconte son mari Michel.

«On était autour, j’étais sûr de la trouver morte. Son bras et la cage de l’escalier du silo ont amorti le coup. Elle ne se rappelle de rien, même si elle est demeurée consciente tout le temps, en attendant l’ambulance », poursuit-il avec émotion.

L’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu a rapidement transféré madame Girard à l’Hôpital général de Montréal.

Besoin d’un vacher

Le drame survenu pendant les récoltes vient créer un profond besoin d’aide sur la ferme des Fabry.

Mardi, des voisins sont venus donner un coup de main, et une demande d’aide pour obtenir les services d’un vacher a été postée sur le réseau Lait’quitable. Mercredi matin, cet appel à l’aide avait été transféré 330 fois !!

« Il y a mon gendre qui vient donner un coup de main, malgré qu’il doive s’occuper de sa business, en attendant de trouver une personne qui pourra nous soutenir, matin et soir pour nourrir et nettoyer les animaux d’élevage, des taures pour la majorité. Il y aura quelques vaches à traire aussi », précise Michel Fabry.

Invitée à préciser quel soutien l’UPA peut apporter dans un cas d’accident grave comme celui de Madame Girard, le responsable des communications Patrice Juneau a répondu ce qui suit : « Pour des raisons de confidentialité, l’UPA ne commente jamais des cas individuels. De façon générale et s’ils ne trouvent pas d’aide dans leur entourage, les producteurs dans ce genre de situation peuvent s’adresser à leur fédération régionale. Ils seront dirigés vers les ressources appropriées, s’ils en font la demande (ex. : centre d’emploi agricole). ».

Jeudi, la famille a trouvé une vachère pour travailler  la semaine.  Par contre, il y a des besoins d’aide pour la traite des 65 vaches la fin de semaine, a confirmé vendredi matin Michel Fabry.

Poursuite en Cour : rien n’avance !

Devant revenir à la cour de Longueuil  le 7 novembre prochain, pour faire face à une poursuite de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Michel Fabry dit ne pas trop savoir comment son dossier évolue. « C’est sûr, je vais devoir parler à mon avocat bientôt. Mais là, avec les récoltes en cours et l’accident, je n’ai pas l’esprit à ça », a-t-il confié à La Vie agricole.

Son bureau d’avocats, Paquin, Cassie et associés, n’avait pas retourné nos appels, au moment de la publication.