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Évènements météo extrêmes : Une réalité depuis plusieurs années...qui coûte de plus en plus en cher! (2/3)

Pierre FOURNIER ,

Comme le monde entier, le Québec est entré dans l'ère de la réalité des changements climatiques. Toutes les régions du Québec font maintenant face à des événements météorologiques extrêmes.  Rappelons-nous quelques cas : 

2017 : Trois tornades signalées en juin, avec dégâts majeurs (surtout Hébertville) et des inondations printanières «record» au Québec- 171 municipalités sinistrées.                                                                                                                                                                              

2013 : Sécheresse dans le Grand Nord et le plus grand feu de forêt de l’histoire du Québec avec 560 000 hectares partis en fumée, ressentis jusqu’en Europe

2011 : Inondations dans la Vallée-du-Richelieu. 40 municipalités sinistrées

2010 : Grandes Marées en décembre - Rimouski  a enregistré des vagues de plus de 5,5 mètres battant un record datant de 1914 et la canicule de juillet a vécu ses nuits avec 10 degrés de plus que la normale saisonnière

2007-2008 : Précipitations de neige « record ». Québec en a reçu 558 cm

1997 : Crise du Verglas qui a causé plus de $6,4 milliards en pertes économiques.

1996 : Déluge au Saguenay…et la petite maison blanche!

1975 : Tornade avec des vents de près de 300 km/h au village de Saint-Bonaventure (Yamaska) Un bilan de 4 morts, plus de 80 blessés, église, école, meunerie, en plus d’une centaine de maisons détruites.

Que fait le gouvernement?

Le gouvernement du Québec s'est engagé à réduire ses émissions de GES de 20% sous le seuil de 1990, d'ici 2020. Si la tendance se maintient, il va rater cette cible. Le Québec est encore à l`étape des beaux discours et des prétentions vertes, alors qu’en réalité, on voit aujourd’hui le fruit de nombreuses années de mollesse, d’inactions et de ratés majeurs dans la gestion du Fonds Vert.

Un surplus de $1,2 milliard repose dans les coffres du Fonds vert présentement.

19 programmes ont reçu 718,8 millions du Fonds vert, en date du 31 mars 2016…L’agriculture est oubliée dans ce dossier selon Jean-François Ménard, agronome et Président d’Agritop, qui s`occupe des crédits de carbone en échange avec la Californie et qui a reçu un prix de cet État, à cet égard.                                             

Il dit : Si les sommes étaient redistribuées par secteur économique, comme c’est le cas pour le transport, l’agriculture irait chercher des millions de dollars, que le MAPAQ fasse sa job! Si les sommes engrangées par le fond vert en 2015 étaient redistribuées, au MAPAQ, en fonction des émissions de gaz à effet de serre par secteur économique, notamment à hauteur de 8,3% pour l'agriculture (comme c’est le cas pour le secteur ‘’Transport’’), la part de l’agriculture serait de 2121500700 $ X 8,3% soit 176 084 558,10 $ …On est très loin d’une juste et équitable répartition actuellement.

La portion dévolue au MAPAQ est de 0,4 % alors que les émissions atmosphériques attribuables à l’agriculture sont de 8,3 % (20 fois moins que son importance sectorielle) et cette part du budget n’est pas, dans sa plus grande part, octroyée dans des projets d'abattement de GES directement à la ferme . Les producteurs agricoles n’obtiennent manifestement pas leur juste par de ce maigre budget, le tout à l’encontre de l’esprit même du fond vert.

Si les sommes engrangées par le fond vert en 2015 étaient redistribuées, au MAPAQ, en fonction des émissions de gaz à effet de serre par secteur économique, notamment à hauteur de 8,3% pour l'agriculture (comme c’est le cas pour le secteur ‘’Transport’’), la part de l’agriculture serait de 2121500700 $ X 8,3% soit 176 084 558,10 $ …On est très loin d’une juste et équitable répartition actuellement.

 

D'ici 2020, le ministère aura dépensé 2,6 milliards, selon ses prévisions. Le Fonds vert, le « fer de lance » du Québec dans son combat contre le réchauffement de la planète, finance une multitude de programmes dépareillés, selon ce que dévoile une série de demandes d’accès à l’information.