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Le député Rémi Massé en maudit contre les Services frontaliers du Canada

Denise PROULX ,

Remi Massé

Remi Massé n’a pas passé une bonne nuit à la suite de la lecture du rapport du Vérificateur général du Canada. Participant au Comité permanent des comptes publics, à Ottawa, il a exprimé une colère bien sentie sur la question des frontières poreuses du Canada quand vient le temps de faire appliquer les tarifs douaniers liés à la gestion de l’offre:  131 M$ de produits sont importés sans pénalités.

Le député s’est dit renversé de lire le constat du rapport 2, intitulé « Rapport des douanes », publié par le Vérificateur général du Canada qui écrit que « nous avons noté qu’une vaste quantité de marchandises contingentées étaient entrées au Canada sans les licences requises. Nous avons estimé qu’en 2015, des produits laitiers, du poulet, du dindon, des oeufs et du bœuf d’une valeur de 131 millions de dollars avaient été importés. »

« Je suis en maudit, car il y a deux ans, en 2015, il y a eu des producteurs agricoles qui ont manifesté à Matane et qui lui disaient ne pas comprendre ce qui se passe, car il y avait des produits laitiers qui passaient les frontières.

Après avoir défendu pendant des semaines la position de son gouvernement, il constate maintenant que les producteurs laitiers avaient vu juste.

Avec insistance, le député de la région de Matane  a questionné le président de l’Agence des services frontaliers du Canada, John Ossowski. « Qu’avez-vous à répondre aux agriculteurs qui constatent  qu’ils avaient raison de manifester ? »

Ce à quoi le président s’est fait rassurant, sans expliquer ce qui s’était passé : « On a fait plus dans nos efforts de ciblage. Alors, le lait c’est une marchandise extrêmement sensible, on essaie de faire plus d’échantillonnage. On fait plus d’efforts », s’est contenté de répondre le président, laissant visiblement le député sur son appétit.

Rémi Massé a demandé par la suite pourquoi les Services frontaliers ont besoin d’un tel rapport pour que des correctifs soient apportés.

« Pourquoi faut-il réagir ? Je suis renversé, on dirait que ça nous prend un rapport du VG pour nous assurer que les correctifs sont faits. Quelles mesures seront prises pour que nous ne nous retrouvions pas dans la même situation dans un autre domaine de contrôle aux frontières ? »

Il faudra attendre pour en savoir plus, puisque l’Agence des services frontaliers du Canada refuse toujours de divulguer des informations précises sur la situation.