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Le ministre de l’Agriculture de l’Ontario appuie fermement la GO

Denise PROULX ,

Jeff Leal

À l’occasion de la 5e ronde de négociation de l’ALENA, le ministre de l’Agriculture de l’Ontario, Jeff Leal, a fait le voyage vers Mexico, tout comme son homologue du Québec, Laurent Lessard, pour appuyer solidement la gestion de l’offre(GO).  Son équipe a offert une entrevue à La Vie agricole qui s’est finalement conclue par un échange par courriel. 

De nombreux producteurs sous gestion de l’offre de l’Ontario sont en mode expansion sur leurs fermes, et plusieurs ne cachent pas qu’ils souhaitent plus de souplesse afin d’augmenter leurs exportations.  Mais quand vient le temps de se serrer les coudes en faveur de la gestion GO, leur ministre de l’agriculture ne tient pas compte de cette réalité. Voici les réponses du ministre Jeff Leal à nos questions :

LVA : Y a-t-il un avenir possible sans GO au Canada? Puisque le monde entier est libre marché, malgré la qualité de la gestion de l'offre, ne serait-il pas honnête de dire aux producteurs que le GO aura une fin et jouera plutôt sur la date d'expiration plutôt que sur la maintenance?
 
Jeff Leal : Nous appuyons fortement le système de gestion de l'offre du Canada. Cela fonctionne bien pour les producteurs, les transformateurs, les consommateurs et notre économie. Nous continuerons à soutenir le gouvernement fédéral et à considérer la proposition non conventionnelle faite par les États-Unis en matière de gestion de l'offre est irrecevable.
 
LVA : Quel serait l'impact pour les producteurs de lait, de volaille et d'oeufs en Ontario? Comment aidez-vous vos producteurs à se préparer à cette éventualité? La spécificité de chacune des provinces (boeuf de l'Ouest, lait de l'Est) n'est-elle pas un handicap dans les négociations et le Canada ne gagnerait-il pas à davantage de négociations régionales?
 
Jeff Leal : Le gouvernement du Canada dirige les négociations de l'ALENA. Les conseils de l'Ontario au gouvernement fédéral demeurent inchangés. Les États-Unis ne devraient pas demander de concessions sur la gestion de l'offre.

LVA :  Les concessions faites (dans les productions sous GO) dans le cadre du Partenariat TransPacifique(PTP) à 12, maintenant à 11, peuvent-elles réapparaître dans l'ALENA? Est-il possible d’envisager que les concessions consenties dans le cadre du PTP (en 2016) serviront de base aux discussions de l'ALENA, afin de débloquer d'autres secteurs et d'éviter le mécontentement d'autres types de production qui estiment que la ligne dure pour la GO pourrait nuire à l’expansion de leurs exportations ?

 
Jeff Leal : Le gouvernement fédéral dirige les négociations commerciales internationales, y compris les renégociations de l'ALENA, et les conseils de l'Ontario au gouvernement fédéral demeurent inchangés. Les États-Unis ne devraient pas demander de concessions sur la gestion de l'offre. Par contre, il est important de tenir compte de l'impact cumulatif des accords commerciaux tels que l'AECG, l'ALENA renégocié et le projet de PTP.
 
LVA :  Lorsque plusieurs sources en Ontario nous disent que le problème du Québec réside dans l'UPA, cela signifie-t-il que le pluralisme agricole est plus stimulant pour l'agriculture?
 
Jeff Leal : L'agriculture est une industrie diversifiée au Canada et chaque province prend des décisions sur la meilleure façon de régler les problèmes auxquels sont confrontés leurs producteurs. L'Ontario accorde une grande importance à notre secteur agroalimentaire de 37 milliards de dollars, qui est l'un des principaux moteurs économiques de la province et contribue à une qualité de vie élevée en offrant de bons emplois et des aliments de qualité aux Ontariens. Le secteur (…) soutient plus de 800 000 emplois dans les collectivités de la province.
 
C'est pourquoi le gouvernement de l'Ontario investit dans des programmes visant à promouvoir l'innovation et la productivité pour nos fermes et nos transformateurs d'aliments, et à soutenir la recherche et les conseils techniques tout au long de la chaîne de valeur agroalimentaire. Ces investissements (…) aident à créer de bons emplois dans les collectivités rurales de la province.