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Québec solidaire se dit en divergence avec l’UPA sur la représentation syndicale

Yannick PATELLI ,

Gabriel Nadeau-Dubois

Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire (QS) a dit dès le début de son discours au 93e congrès de L’UPA hier: « Ce ne serait pas honnête de ne pas parler de notre divergence à Québec Solidaire avec l’UPA sur la représentation syndicale». Il a rappelé l’importance de s’adapter à l’ère du temps. Alors qu’il s’était mélangé les pinceaux lors d’une entrevue éditoriale à la Terre de chez nous plus tôt cette année déclarant le contraire du programme de son parti qui dit noir sur blanc vouloir implanter le pluralisme syndical en agriculture, il a rectifié le tir.

Le pluralisme fait débat et c’est un débat important

« La position de Québec solidaire n’est pas une attaque envers le travail de l’UPA. Il s’agit de permettre plusieurs accréditations. Si le travail que vous faites est bon, vous allez rester un acteur incontournable. C’est ce que l’on croit, c’est ce que pensent mes collaborateurs, c’est ce que pensait Françoise David» a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois.

Marcel Groleau lui a répondu : « Nous autres, le monde solidaire on l’a mis dans le terme Union. Ce n’est pas entre nous qu’on doit se battre, c’est ensemble».

Pour Nadeau-Dubois la relève est importante et il souhaite qu’un jour un gouvernement s’y intéresse: « Ce n’est pas parce qu’on se lance en agriculture qu’on doit faire le deuil de fondamentaux pour avoir une bonne qualité de vie. Il faut se sortir de la tête qu’être en agriculture ce serait faire des sacrifices sur le plan financier et familial», a-t-il dit.

Pangea dans sa ligne de mire

« De plus en plus, il y a des requins de la finance qui spéculent sur les terres agricoles. Ils ne voient la terre que pour faire de l’argent. C’est une menace du modèle québécois basé sur la ferme familiale. Un de ces joueurs-là est financé par la Caisse de dépôt du Québec, notre épargne», a martelé Gabriel Nadeau-Dubois.

Cette épargne des Québécois ne peut pas servir à prendre la terre aux Québécois dit-il.

Selon lui, le modèle Pangea rend les terres moins accessibles aux agriculteurs. «Ce n’est pas un modèle d’avenir et le gouvernement actuel fait la sourde oreille».

«Empêcher les investisseurs qui ne s’intéressent pas à l’agriculture d’investir on peut le faire. En Saskatchewan ils l’ont fait, on peut le faire au Québec. Mais ça ne se fera pas avec un parti proche de Pangea».

L’agriculture plus accessible dans un état souverain

« La souveraineté alimentaire, ça doit redevenir le principe fondamental en agriculture. Chaque famille doit avoir dans sa région accès à des produits locaux. Ça veut dire se tenir debout dans les accords de libre-échange et face à l’Union européenne. Et être un état indépendant nous aiderait à réaliser ce projet».

Environnement : accompagner les producteurs

Gabriel Nadeau-Dubois a rappelé que Québec solidaire est contre les pesticides : « Le grand défi du Québec il est environnemental. Au lieu de punir les agriculteurs, il faut les accompagner dans la grande transition», a-t-il dit