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Pangea a encore des projets au Québec!

Yannick PATELLI ,

François Legault et Charles Sirois

Alors que François Legault, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a surpris l’ensemble des participants au dernier congrès de l’UPA à Québec cette semaine en annonçant son choix pour le statu quo sur le monopole syndical dans le monde agricole, et en déclarant l’arrêt des investissements par Pangea dans les terres agricoles au Québec, la société agricole Pangea, dont son ami Charles Sirois, également fondateur de la CAQ, a au contraire confirmé aujourd’hui à La Vie agricole que les projets  de Pangea au Québec sont maintenus.

«Pangea maintient son objectif de créer une vingtaine de coentreprises au Québec en plus de connaître une croissance soutenue en Ontario à compter de 2018» a précisé Marie-Christine Éthier, responsable des relations publiques de la société agricole.

Pangea fière de son alternative complémentaire

«Comme vous nous l’avions déjà mentionné, je crois, nous considérons Pangea comme une alternative, parmi d’autres, en complémentarité avec les options existantes pour les agriculteurs. Nous sommes fiers que 80 % de nos partenaires agricoles fassent partie de la relève et que le modèle permette à ces agriculteurs et à leur famille de bien vivre de leur agriculture, entre autres en limitant leur endettement. »

Elle a ajouté : «Les éléments qui différencient le modèle Pangea des modèles existants sont la base même du modèle. Il repose sur le partenariat avec les agriculteurs dans le volet des opérations versus seulement l’achat de terres. Il repose aussi sur l’investissement de Pangea dans la coentreprise en équité et non en dette comme le ferait un partenaire financier conventionnel et dans le fait que les partenaires agriculteurs restent 100 % propriétaires de leurs terres.»

Marie-Christine Éthier a évoqué de nouveaux projets pour les années à venir : « Nous travaillons sur des projets qui auront des bénéfices pour l’ensemble du secteur agricole.»

Elle a précisé à La Vie agricole que des détails seront dévoilés début 2018.

L’imbroglio des partis politiques sur le syndicalisme agricole

Concernant le modèle syndical dans le monde agricole, alors que Gabriel Nadeau-Dubois cochef de Québec solidaire (QS) se disait en faveur du monopole il y a quelques mois dans La Terre de chez nous, il avait dû démentir quelques jours plus tard en expliquant que le programme de Québec solidaire est clair et en faveur du pluralisme syndical. C’est ce qu’il a répété cette semaine au congrès de l’UPA.

De son côté la CAQ a déclaré par la voix de son chef, envisager une fois au pouvoir de préserver l’accréditation unique ce qui en a surpris plusieurs au regard des informations qui parvenaient de la CAQ dans les dernières années. Ce parti avait été identifié par plusieurs acteurs du monde agricole et politique comme l’un des plus à même de créer le changement.

Pour ce qui est du parti québécois même s’il est maintenant de notoriété publique que ses ténors comme Bernard Landry ou Jean Garon se sont déclarés en faveur du pluralisme syndical, les chefs en fonction ont toujours semblé très proches de l’UPA. Au dernier congrès Jean-François Lisée n’a pas abordé le sujet lors de son discours.

crédit photo: Radio-Canada