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Le USDA a toujours raison

Stéphane D'AMATO ,

Le USDA a encore une fois créé du scepticisme dans l’industrie lors de la publication de ses estimés de superficies semées et des inventaires de vieille récolte le 28 juin dernier.
Au moment où vous lirez ces lignes, le USDA aura réévalué le 11 juillet le rendement de la récolte 2013 en fonction des superficies estimées le 28 juin dernier. Le marché accorde beaucoup d’importance aux chiffres du USDA. La prochaine réévaluation du USDA se fera le 12 août.

Il ne faut pas tomber dans le piège de la critique des chiffres du USDA, ce qui semble devenir un sport chez les américains. On est très peut équiper pour faire notre propre idée de la récolte américaine. Une visite dans le Corn Belt ne battra pas les visites de champs des milliers d’agronomes du USDA éparpillés dans les zones de culture, en plus des images satellites. Les chiffre du USDA, on les subit comme le prix sur le marché à terme de Chicago. À nous de gérer le prix qu’on veut bien avoir.

La pollinisation du maïs sera dans son sommet vers la fin juillet. Ce sera une période critique pour le rendement et le marché sera sur ses gardes. Même une fois la pollinisation terminée, le marché sera encore sujet à des variations importantes. Celle-ci en fonction de la météo mais aussi en fonction de l’état de l’économie américaine et des variations de la demande chinoise qui reste malgré tout très robuste pour le soya et pour le maïs pour lequel ses achats aux USA augmentent fortement tous les ans depuis quelques années.

Les prix à Chicago auront le potentiel de se promener entre $4 et $8 pour le maïs et entre $10 et $18 pour le soya dans les années à venir en fonction des rendements et des conditions économiques qui règneront à ce moment là dans le monde.

L’impact économique du maïs à $8 le boisseau n’est pas le même si on est éleveur ou producteur de grain. Les producteurs réalisent une forte marge bénéficiaire à $8,00 ou à $7,50 ou à $7,00 le boisseau. Quant à lui, l’éleveur doit gérer ses achats de façon plus active. Il doit établir des objectifs de prix de maïs, de blé et de tourteau de soya en fonction de son objectif de rentabilité de son élevage.

Quand le prix du maïs transige entre $4,00 et $5,00 le boisseau à Chicago, l’éleveur peut respirer un peu mais il doit quand même établir des objectifs de prix sur ses achats de grains afin de capturer les prix qui lui permettront de réaliser son objectif de rentabilité.

Quant à lui, dans cette fourchette de prix, le producteur de grain doit établir des objectifs de prix de vente de son maïs en fonction de son objectif de rentabilité qu’il fixera avec sa connaissance de son coût de production. Il faut retenir que les éleveurs comme les producteurs de grains doivent absolument établir un objectif de rentabilité de l’entreprise pour pouvoir fixer des objectifs de prix d’achat ou de vente des grains qui permettrons d’atteindre la rentabilité souhaité. Ceci afin de gérer les risques financiers causés par les importantes variations de prix du marché à terme de Chicago qui sera la norme pour plusieurs années encore.

Je vous annonce que CÉRÉALIS, notre service de courtage de grains, est maintenant acheteur d’avoine de vieille et de nouvelle récolte, et de blé et d’orge de nouvelle récolte en plus du maïs et du soya.

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