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La présidente du principal syndicat agricole français répond au chef de l’État français!

LVA ,

Christiane Lambert et Jean-Jacques Bourdin

La présidente, Christiane Lambert, du principal syndicat agricole français, la FNSEA était reçue ce matin sur le plateau de BFMTV. Jean-Jacques Bourdin lui a demandé si le président Emmanuel Macron s’intéresse réellement à l’agriculture.

« Oui, mais il n’ a pas compris encore tous les contours. Au plus profond de la ruralité, son  discours n’est pas toujours très bien compris».

Sur le traité du Mercosur

Concernant le traité entre le Mercosur et la France Christiane Lambert déclare : « À la FNSEA, on dit : attention danger!. Quelles sont les garanties que les normes sanitaires de ces pays soient réglo. Mais nous négocions, le président décide. Sur ce sujet c’est un désaccord profond entre M.Macron et l’agriculture».

Elle ajoute : «On risque perdre 20 à 25 000 exploitations françaises.Au même moment où pendant les États généraux sur l’agriculture M.Macron nous dit ``montez en gamme, montez en gamme, faites du bio``, on laisse venir ce type d’agriculture avec des prix 30 % inférieurs».

Concernant le prix garanti au producteur

Christiane Lambert estime que la loi sur le prix garanti aux producteurs ne coûtera que 3,21 euros par mois aux ménages français, elle souhaite donc un soutien de la population pour de l’achat local.

Sur l’Europe

Les aides européennes d’un montant 7 milliards d’euros par an versés aux producteurs français et à la ruralité française  sont attribués pour 80 % des paiements à 20% des producteurs , ce que Mme Lambert reconnaît au niveau de l’Union européenne, mais elle précise qu’en France, le 47 % des paiements vont à 20 % des producteurs qui font 80 % de la production.

La présidente de la FNSEA se déclare pro-Europe et« Nous savons pourquoi et les pleurnichards de l’Europe feraient bien de regarder tout ce que l’Europe a apporté aux différents secteurs économiques. La stabilité, ça n’a pas de pris. Le commerce, les échanges, il y a des choses à améliorer, mais l’Europe est le bon terrain de jeu», conclut-elle.