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La campagne se remplit...autour de Montréal!



Roméo Bouchard lors de son passage sur le plateau de LVATV

La dernière manoeuvre de l'UPA pour s'assurer d'occuper toute la place en éliminant tous les contre-pouvoirs à son monopole. Le gouvernement Couillard (Pierre Moreau) ayant coupé les vivres (et donc anéanti) Solidarité rurale, l'UPA reprend la balle au bond avec ses gros sabots (ses millions et son pouvoir monopolistique): tous ruraux!

Jacques Proulx avait créé et tenu à bout de bras Solidarité rurale pendant 25 ans précisément pour faire un contrepoids au modèle productiviste et libre-échangiste choisi par l'UPA et nos gouvernements au début des années 1990 et dont les effets déstructurants pour les régions périphériques n'ont cessé de se confirmer. L'annonce d'aujourd'hui est une véritable supercherie, car l'UPA continue de plus belles à défendre les politiques qui favorisent les intégrateurs et la concentration des entreprises agricoles au détriment d'une agriculture territoriale, de la souveraineté alimentaire et de l'occupation du territoire, et s'acharne à bloquer tout changement à ces politiques (notamment les propositions du rapport Pronovost).

Ça commence bien: le communiqué joue malhonnêtement avec les statistiques pour montrer que tout va bien (la vérité, c'est que plus on va du centre vers la périphérie, plus ça se désintègre!) et s'en tient à des clichés sur le développement régional sans faire preuve d'aucune analyse réaliste. De plus, en s'associant Fred Pellerin, l'UPA démontre une fois de plus son habileté à instrumentaliser les militants connus pour défendre des positions dont ils ne mesurent pas toujours les tenants et aboutissants, comme dans le cas de la gestion de l'offre, du zonage agricole, de l'accaparement des terres et maintenant du développement des régions périphériques.

Au fait, la ruralité n'existe plus depuis un bon moment: la réalité, c'est celle des régions centrales et périphériques. L'agriculture productiviste n'a plus rien de rural et les villages sont maintenant des villages modernes, dont la population est diversifiée. Dans mon village, 60% de la population n'y est pas originaire et les agriculteurs y sont moins de 5%.

Roméo Bouchard - ( Opinion de l'auteur, postée sur sa page Facebook ce matin )