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«Ouvrir la loi selon les volontés de l’UPA, ça entraînera l’interdiction de réclamer et promouvoir le pluralisme syndical» dit Brouillard.

Yannick PATELLI ,

Gilles Brouillard

Gilles Brouillard, vice-président des Céréaliers du Québec, au cours de l’assemblée générale de son association le 14 mars au soir à Saint-Hyacinthe, a fait une conférence pour rappeler que la cotisation syndicale de l'UPA va encore augmenter en 2019, mais il a surtout rappelé qu’au-delà de la cotisation les fédérations de L’UPA sont financées par les contributions et il a dit craindre d’être réduit à l’interdiction de s’exprimer.

Il a cité le cas du porc qui rapporte à l’UPA : 0,13183 $ par porc, et le cas du grain qui rapporte  0,03557 cent par 100kg de grains. Les Céréaliers du Québec prétendent que le montant versé par l’ensemble des producteurs de grains est de l’ordre de 5 millions de dollars par année.

Gilles Brouillard a dit craindre que l’UPA cherche à étouffer tout droit de parole dans la manière selon laquelle elle veut ouvrir la loi de 1972 sur le syndicalisme agricole. Il a fait une démonstration d’une chaîne de décisions qui risque de bloquer définitivement la liberté de parole des producteurs du Québec.

Le danger pour Brouillard c’est que l’UPA collecte plus si on force les producteurs sans plans conjoints à payer mais qu’elle prenne aussi le contrôle total du droit de parole : « Les producteurs de gazon par exemple vont se retrouver forcer de payer, et l’UPA va les inviter à acheter les services de l’UPA. L’UPA cherche par sa stratégie à éliminer les comparatifs entre la grosse organisation de l’UPA et les organisations indépendantes. La vraie raison de forcer les organisations sans plans conjoints à payer, que ce soit les  maraîchers ou les producteurs de gazon, c’est parce que la loi dit qu’ils doivent voter donc ils devront participer au syndicalisme obligatoire de l’UPA.  Ce qui amènera le respect du code de déontologie et donc c’est clairement dans la loi, c’est interdit de prendre une position contraire à l’UPA. Ça entraînera donc l'interdiction de réclamer et promouvoir le pluralisme syndical.Tout le monde sera obligé d’intégrer la grosse balloune et de vivre dedans», a-t-il dit.

Gilles Brouillard a exposé son opposition totale à la stratégie actuelle de l’UPA: « Pour eux, on ouvre la loi vieille de 50 ans pour modifier le paragraphe 2 de l’article 31 de la Loi sur les producteurs agricoles concernant les paramètres des fixations des cotisations. Mais eux ne veulent pas toucher le point 8 où il est dit :``Une seule association peut être accréditée``. Nous on veut que ça soit retiré. Comme disait Jacques Cartier à La Vie agricole le 17 octobre dernier, ``On veut une vraie réforme``».