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D’accord avec Comtois



Samuel Comtois

Réponse à M. Jacques Cartier suite aux commentaires qu’il a émis dans le cadre de l’article: « Un agronome en désaccord avec son ordre professionnel critiqué par le CEA! »

M. Cartier,

J’ai lu avec intérêt l’article de Yannick Patelli paru le 7 mars 2018 dans la Vie agricole puisque le sujet m’interpellait en tant qu’agronome oeuvrant au sein d’un club-conseil depuis 16 ans maintenant. Je partage la position de mon confrère de l’ordre, M. Samuel Comtois. Je suis totalement en désaccord avec vous lorsque vous affirmez que : « (…) il faut le dire les clubs-conseils manquent d’expertise ». Le journaliste enchaîne ensuite avec la phrase suivante : « Pour Jacques Cartier, il y a un lien de confiance entre le producteur et le représentant des fournisseurs d'intrants de compagnies privées qu'il n'y a pas forcément avec l'agronome d'un club-conseil ».

Les producteurs qui ont recours aux services d’un club-conseil le font sur une base volontaire. J’estime alors qu’ils ont la conviction que c’est ce qu’il y a de mieux pour leur entreprise et qu’ils considéreront les recommandations de leur agronome. Affirmer que les clubs-conseils manquent d’expertise sous-entend que vous ignorez l’ensemble des services qui sont offerts aux producteurs agricoles.

Je travaille pour PRISME, un club d’encadrement technique qui œuvre dans le secteur maraicher depuis maintenant 36 ans. Nos producteurs éprouvent ce lien de confiance que vous considérez absent. Plusieurs de nos membres sont présents depuis les débuts du club, en 1982. Les clubs-conseils en agroenvironnement, bien que leur création soit plus récente, jouissent de cette même réputation de confiance aux yeux des producteurs. Je pratique ma profession en Montérégie et je peux vous affirmer que les clubs-conseils en agroenvironnement sont très actifs sur le terrain et que mes consoeurs et confrères agronomes développent aussi de grandes expertises.

Croyez-vous vraiment qu’un producteur maraîcher ou de grandes cultures retiendrait les services d’un agronome de club s’il n’y voyait pas d’avantages et qu’il ne lui faisait pas confiance ? Les clubs-conseils ont évolué, les offres de service également. Des équipes multidisciplinaires oeuvrent au sein de plusieurs clubs afin de répondre aux besoins croissants de la production agricole, dans une optique de conservation des ressources naturelles, de protection de l’environnement et de santé publique. Dire que les clubs-conseils manquent d’expertise, c’est bien mal connaître tout le travail effectué par les clubs, saison après saison.

Catherine Thireau, agr.

Directrice des services agronomiques

Consortium PRISME