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Gestion de l’offre: Yan Turmine en conférence à La Pocatière

LVA ,

Le 27 mars prochain à 19h, Yan Turmine, agronome, président de Bélisle, chroniqueur à La Vie agricole et administrateur de l'Institut Jean-Garon, donnera au Musée québécois de l’Agriculture et de l’Alimentation à La Pocatière, une conférence intitulée : « La gestion de l’offre, opportunités ou menaces au maintien du système ?»

Yan Turmine explique que «La gestion de l’offre est un contrat social entre divers groupes de notre société. Ce contrat a bien servi au cours des 40 dernières années l’ensemble des signataires ainsi que la société. Bizarrement, elle est remise en cause par plusieurs à un moment où l’on vante les modèles d’économie sociale. Pourtant la gestion de l’offre est un modèle d’économie sociale à grande échelle».

Les quotas ne sont pas la propriété exclusive des agriculteurs

Il précise toutefois : « Tout n’est pas rose, des réflexions s’imposent afin d’adapter le modèle, des changements aussi, afin de le ramener à ses principes d’origine. Le rapport de la commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture pose d’ailleurs un constat : Au Canada et au Québec, c’est le régime du laisser-faire qui a prévalu. Il est impératif de considérer que les quotas ne sont pas la propriété exclusive des agriculteurs, mais un bien collectif mis à leur disposition pour favoriser le développement de l’agriculture».

Il ajoute : « Il est important que des actions structurantes soient menées à l’égard des quotas, au nom de la pérennité de l’agriculture québécoise. On ne peut tout simplement pas refiler un tel fardeau à la relève et à ceux qui décident d’accroître leur niveau de production. À titre d’exemple, les transactions de quotas laitiers au Québec entre 2001 et 2006 ont atteint 1,52 milliard de dollars. Cela signifie que les acheteurs ont dû investir, souvent au moyen d’emprunts, sans rien ajouter à la valeur de la production agricole du Québec».

Yan Turmine précise que sa conférence est une remarque fondamentale, «qui ne se veut pas destructrice du système de gestion de l’offre, mais plutôt un élément de réflexion pour son amélioration».

«N’oublions pas que pour une société l’aspect collectif de la gestion de l’offre est beaucoup plus facile à défendre contre les attaques intérieures et extérieures qu’un bien individuel», conclut-il.