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François Legault soutient toujours le monopole syndical, mais promet un ministre de l’Agriculture ferme face à l’UPA

Denise PROULX ,

Quoi qu’en disent certains députés caquistes, François Legault réaffirme son appui au monopole syndical de l’UPA. Mais, histoire de mieux faire passer la pilule, il promet que sous son gouvernement, le ministre de l’Agriculture assumera un leadership ferme pour amener l’UPA à plus d’ouverture envers les producteurs qui ne pensent pas comme elle.

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a tenu cette clarification en point de presse, à la suite de sa présence devant un parterre de gens d’affaires venus entendre sa vision de la place du Québec dans le monde,  lors d’un dîner organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

« Notre position est claire, nous sommes en faveur du monopole syndical. Il n’est pas question de toucher à ça », a-t-il répondu à une question sur le sujet posée par La Vie agricole. 

Cette déclaration venait du coup effacer tout doute qu’avait laissé entendre la députée caquiste de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, qui déclarait la semaine dernière lors d’une assemblée devant des producteurs de grains, que M. Legault « n'a pas dit qu'il voulait à tout prix le monopole syndical. »

Aux demandes répétées de l’Union Paysanne et du Conseil des entreprises agricoles qui souhaitent un pluralisme agricole, François Legault suggère de viser la bonne entente avec l’UPA.

« Il faut qu’il y ait une entente entre les producteurs agricoles pour voir quelle peut être la meilleure façon d’être représenté. Actuellement, on ne peut pas s’ingérer dans la  démocratie syndicale si une majorité des agriculteurs souhaitent garder un monopole syndical (…) On peut s’assurer d’un leadership pour  que certaines productions soient mieux traitées par l’UPA. (…) Je pense que le ministre de l’Agriculture a le devoir d’exercer un certain leadership. »

Bœuf québécois: un abattoir essentiel au Québec !

Interrogé par la suite sur ce que devrait contenir la prochaine Politique bioalimentaire du Québec, le chef de la CAQ avait une liste élaborée de priorités.

Il a clairement laissé entendre que la production de bœuf devrait être soutenue et qu’un abattoir serait essentiel au Québec.

« Dans le bœuf, il n’est pas normal que l’on importe tout notre bœuf de l’Ouest. On a été capable de faire du porc, on est capable de faire du bœuf. Il va falloir des abattoirs », a-t-il déclaré.

À son avis,  la prochaine politique bioalimentaire qui sera « enfin » dévoilée au printemps, devra contenir des moyens pour aider à la diversification des produits, la transformation alimentaire, revoir la réduction des taxes municipales pour être compétitif avec l’Ontario, s’assurer que l’on garde les programmes à la Financière agricole.  « Il y a plein de projets, on va les sortir durant la campagne électorale », a-t-il conclu.

Voir la vidéo sur www.lvatv.ca et dans le bulletin de nouvelles d'Eric Bernard sur www.lvatv.ca