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Les investissements étrangers en agriculture, une réalité ?

Yannick PATELLI ,


25 % de toute la viande de porc du monde est mangée en Chine. Les chinois ont donc un certain intérêt pour les élevages porcins peu importe où ils sont implantés dans le monde ! La compagnie chinoise Shuanghui a fait récemment une offre d’achat de 4,7 milliards de dollars pour se porter acquéreur de la compagnie américaine Smithfield, spécialisée dans la viande de porc. Des informations comme celle-ci justifient certaines inquiétudes parmi les agriculteurs québécois qui craignent que les investissements étrangers au Québec deviennent aussi réalité.

Par ailleurs, après avoir exporté en grande quantité le porc québécois depuis plus d’une décennie, il ne faut peut-être pas s’étonner que des acheteurs étrangers envisagent d’en devenir propriétaire ? N’est-ce pas le rôle des producteurs d’ici avec leur syndicat et leur gouvernement de trouver le moyen de s’assurer que les compagnies québécoises en production et transformation d’élevages restent propriétés d’intérêts québécois ? Que faire pour éviter que les grandes familles québécoises à la tête de ces sociétés ne soient tentées de vendre à des étrangers ? Le domaine de la distribution, lors de la vente d’épiceries québécoises à des intérêts extérieurs à la province, a déjà connu des pertes de contrôle dont le Québec souffre encore aujourd’hui lorsqu’il veut augmenter son taux d’autosuffisance alimentaire. 

La terre, même constat ! 
Il est évident que l’achat des terres agricoles au Québec est un débat qui fera les manchettes encore pour plusieurs mois dans les médias. L’Asie connait un tel développement que ses besoins pour nourrir sa population ira grandissant. La Chine et L’Inde à elles deux représentent 40 % de la population mondiale. Il serait étonnant qu’ils ne cherchent pas à s’assurer de contrôler des productions et des terres dans des pays exportateurs.