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Le protectionnisme de Trump nuirait aux agriculteurs américains!

LVA ,

«Tout le monde dans la production de porc est plus anxieux qu'ils ne l'ont été depuis 20 ans», a expliqué Jimmy Tosh, un éleveur de porcs du nord-ouest du Tennessee au magazine «The Economist». Et pour les producteurs de céréales, il estime que les choses sont pires qu'à n'importe quel moment depuis les années 1980. La dernière inquiétude des agriculteurs est le Farm Bill, qui a été soumis au Congrès américain le 18 avril dernier.

«Le revenu agricole a diminué de moitié, passant de 124 milliards de dollars en 2013 à 60 milliards de dollars cette année, car l'offre de céréales mondiales est supérieure à la demande, l'économie chinoise ralentit et la demande d'éthanol à base de maïs est faible», d’expliquer The Economist.

Si le Farm Bill d’ordinaire inonde les agriculteurs américains de milliards de dollars, il semble que cette année, les agriculteurs s'inquiètent, car Donald Trump a proposé de réduire d'un tiers l'assurance-récolte.

The Economist précise :  «Le commerce reste le principal souci des agriculteurs. M. Trump s’étant retiré du Partenariat transpacifique (TPP), un accord commercial colossal entre 12 pays riverains du Pacifique et l’inquiétude est aussi liée à la menace du président américain de quitter l'Accord de libre-échange nord-américain».

M.Tosh s'attend aussi à être encore plus durement frappé par le taux de 25% sur le porc américain imposé par le gouvernement chinois le 2 avril en représailles des tarifs de M. Trump sur l’acier et l’aluminium.

«La Chine est le troisième plus grand marché pour les porcs américains et le plus grand marché pour les viandes de variété (pieds de porc, foie et coeurs), que la plupart des Américains ne mangent pas. L'année dernière, l'Amérique a vendu à la Chine 496 000 tonnes de porc d'une valeur de 1,1 milliard de dollars, soit 20% du total des exportations de porcs. Les agriculteurs s'attendent à perdre la plupart sinon toutes ces affaires», d’écrire The Economist.

«Les producteurs de soja risquent de perdre encore plus que leurs homologues qui cultivent du bétail ou d'autres cultures. Un quart de leur production est exportée en Chine. Avec des prix de 10 dollars le boisseau (contre 17 dollars en 2013), les prix du soja ne peuvent pas se permettre de perdre leur plus gros marché d'exportation vers le Brésil et l'Argentine» de spécifier The Economist.

Le soutien à M. Trump parmi les agriculteurs semble donc glisser.

Selon un sondage d'AgriPulse, un site Web commercial, 67% l'ont soutenu en 2016 et 45% le feraient maintenant.