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Les gouvernements passent, les enjeux restent !

Yannick PATELLI ,

La prochaine campagne politique québécoise est à nos portes. Le gouvernement libéral a finalement dévoilé en avril sa nouvelle politique bioalimentaire dont les premiers débats ont été initiés sous le règne du ministre Paradis.

Lessard, ministre actuel de l’Agriculture du Québec, malgré des annonces en cascade n’a pas convaincu grand monde. Jean Pronovost, président de la Commission sur l’Avenir de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire en 2008 et aujourd’hui président de l’Institut Jean-Garon, a jugé que la politique manquait d’ambition. Il est donc loin le temps où le premier ministre Philippe Couillard brandissait le rapport Pronovost en déclarant : « Le temps est venu d’agir!»

Des acteurs influents dans le monde agricole « underground» tels que Dominic Lamontagne ou Roméo Bouchard ont crié au scandale en considérant qu’une fois de plus le bio tant mis de l’avant dans les discours est encore la dernière roue du carrosse.

Le prochain gouvernement devra régler des dossiers qui traînent d’année en année :

  • Financiarisation des terres et la place faite aux nouveaux acteurs de financement
  • Déstabilisation de la gestion de l’offre et impact pour les régions
  • Contrôle exagéré de l’UPA sur le MAPAQ et les autres ministères
  • Absence d’un abattoir de bovins et de vaches de réforme dans la province
  • Manque de place pour les circuits courts
  • Synergie des ambitions environnementales au regard des impacts en agriculture
  • Problématique des quotas différents d’une province à une autre au pays
  • Gestion des plans conjoints
  • Transparence des structures
  • L’avenir du monopole syndical face au besoin d’une agriculture plurielle pour une expansion responsable de l’agriculture du Québec.

Qu’il soit ou qu’elle soit libéral(e), caquiste, solidaire ou péquiste, le ou la prochaine ministre de l’Agriculture a de grands souliers à chausser puisque de l’avis de l’ensemble des observateurs du monde agricole, personne n’a jamais été à la hauteur du défunt ministre de l’Agriculture, Jean Garon,  qui a quitté le MAPAQ en 1985 !