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La ruralité a besoin de courage politique !



Maxime Laplante, président de l'Union paysanne

Alors que les intéressés doivent débourser 120$ pour avoir accès au rassemblement « Tous ruraux », l’Union paysanne estime que ce débat devra aller nettement plus loin que de simplement louanger la campagne en termes poétiques.

La ruralité passe par la reconnaissance du droit de produire des occupants de nos campagnes, que ce soit pour leur consommation familiale ou pour la commercialisation. L’union paysanne souhaite rappeler les solutions qu’elle met de l’avant afin de favoriser une agriculture plurielle et de proximité qui serait extrêmement bénéfique à la revitalisation des villages du Québec.

La ruralité, c’est la diversité!

– Nous exigeons des modifications à la Loi sur la protection du territoire agricole et des activités agricoles, qui prescrit l’homogénéité du territoire au lieu de la diversité;

– Nous encourageons la diversité des usages en milieu rural;

– Nous souhaitons l’établissement de tables champêtres en zone verte, permettant la transformation et la restauration à la ferme.

– Nous faisons la promotion de l’agrotourisme et des formules avec hébergement à la ferme.

– Nous exigeons la modification du mode de soutien des fermes (dont l’ASRA), trop axée sur les monocultures et les exportations;

– Nous exigeons la liberté d’association en agriculture afin de permettre à ceux et celles souhaitant faire de l’agriculture autrement d’être représentéEs.

La ruralité, c’est de nourrir notre population en quantité et en qualité, tel que le souhaite la population du Québec.

– Nous réclamons le droit de produire : augmentons la production hors quota et permettons la vente directe;

– Nous visons un meilleur accès aux produits locaux;

– Nous voulons savoir ce que l’on mange et réclamons l’étiquetage des OGM;

– Nous réclamons un appui substantiel pour l’agriculture biologique plus important que ce que propose la nouvelle politique bioalimentaire, soit 4% des surfaces d’ici 2025, alors que le reste de la planète prend le virage.

La ruralité, nous voulons tous la voir prendre de l’ampleur, la développer. Mais au-delà des vœux pieux, le Québec doit amorcer des changements réels et majeurs. Sinon, le monde rural continue d’étouffer alors que les campagnes se vident, que les services disparaissent, que les monocultures s’étendent.

La ruralité ne doit pas rester une chasse gardée. Au Québec, la ruralité a nettement besoin de courage politique!

Maxime Laplante, agr, président