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Le Bio c’est à Victo !

LVA ,

Une des quatre serres totalisant 15 000 pc au cœur du nouveau Complèxe agricole biologique du Cégep de Victoriaville

Définitivement et de plus en plus, LE BIO, C’EST À VICTO !   Ce sympathique slogan a pris tout son sens le 1er juin dernier lorsque le Cégep de Victoriaville a inauguré le plus important complexe éducatif au Canada dédié exclusivement à l’agriculture biologique.

Déjà hôte de la plus forte concentration en agriculture biologique au Québec, avec une cohorte de quelques deux cent étudiants, le Cégep de Victoriaville a confirmé son rôle de leader dans cette filière d’avenir. Il offre depuis l’an dernier un diplôme d’étude collégiale (DEC) en production fruitière biologique et offrira l’an prochain le premier DEC au Québec en agriculture urbaine. Et ce n’est pas fini, a affirmé le dynamique directeur général, Paul Thériault, un projet d’incubateur d’entreprises bio étant dans l’air.

Construit tout en bois au coût de 16,7 M $, le nouveau Complexe agricole biologique abrite, outre laboratoires, salles de classe et bureaux, quatre grandes serres de 15 000 pc.  Les étudiants peuvent également apprendre dans le champ grâce à la terre de 55 hectares cédée par la communauté des missionnaires Clarétains de Victoriaville.  Ce leg a été le déclencheur qui a rendu tout le projet possible, a souligné le directeur Thériault, entraînant à sa suite la participation de la ville, de la fondation du Cégep, du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, du gouvernement fédéral et de la Fondation canadienne de l’innovation.

Petit secret : le directeur était tellement convaincu du projet que les fondations du futur centre ont été coulées avant même que tout ce montage financier n’ait été complété.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Laurent Lessard, s’est réjoui de voir le premier centre d’expertise au Québec dédié au bio venir appuyer le virage vers ce mode de production que veut encourager la nouvelle politique bioalimentaire du Québec. Interrogé à savoir si les crédits additionnels de 7 M $ sur cinq ans alloués par la politique au bio seront suffisants pour soutenir ce virage, le ministre a soutenu qu’il espère bien que ce budget sera insuffisant pour pouvoir en ajouter dès que la demande se fera sentir.