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Paradis voit la main de l’UPA dans ses déboires!

Yannick PATELLI ,

Pierre Paradis et Marcel Groleau

Dans une longue entrevue qu’il a donné à La Presse, Pierre Paradis, ancien ministre de l’Agriculture, sort du silence et s’estime victime d’une vendetta, suite aux différentes affaires sorties dans les médias depuis 18 mois sur son cas. Il y voit «la main de l’UPA» selon ce qu’il a confié à La Presse!

Si tout est parti d’une vraie chute de cheval et d’une commotion cérébrale, les autres allégations sont beaucoup plus douteuses : une accusation d’inconduite sexuelle par son ancienne chef de cabinet, Valérie Roy, pour laquelle Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a décidé qu’aucune accusation ne serait portée, et maintenant une accusation d’usage frauduleux de fonds publics en lien avec ses remboursements de logement lorsqu’il siégeait à Québec.

L’ancien ministre est présenté par La Presse comme affaibli mais il semble avoir gardé une partie de sa verve lorsqu’il envoie quelques pics au monde politique et à l’UPA, lui qui a bataillé férocement avec ce syndicat pendant son mandat.

«Trahi par Couillard, comme les agriculteurs»

Il a déclaré avoir été « Comme les agriculteurs, abandonné, humilié et trahi» par le premier ministre Philippe Couillard qui, rappelons-le, disait encore de lui en décembre 2016 ( un mois avant sa sortie du gouvernement) dans une grande entrevue à La Vie agricole : « Pierre Paradis est un excellent ministre. Ce que je sais c’est quand je le vois sur le terrain avec les agriculteurs, ça connecte bien. Il connaît leur réalité. Il connaît leurs enjeux. Y’a pas grands dossiers qu’il ne maîtrise pas dans les moindres détails. Je les engage (L’UPA) à travailler avec Pierre (…) C’est majeur et j’ai une grande confiance en Pierre Paradis. Personne ne peut nier l’engagement profond de Pierre Paradis avec les agriculteurs et sa connaissance fine des dossiers».

L’UPA derrière ses déboires selon Paradis

Pierre Paradis déclare aussi au journaliste de La Presse «voir même dans ses mésaventures la main de l'Union des producteurs agricoles (UPA)». Il a rappelé que dans son projet de loi décrié à l’époque par l’UPA, les agriculteurs n'avaient plus besoin de faire partie du syndicat pour avoir droit au remboursement de taxe foncière et que c«urieusement, Philippe Couillard avait publiquement appuyé la mesure avant que Québec ne vire à 180%, avant même de recevoir le rapport d'expert commandé».

Pierre Paradis