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Gestion de l’offre : les jeux sont-ils faits ?

Yannick PATELLI ,

Lawrence MacAulay

Le ministre de l’Agriculture du Canada, Lawrence MacAulay, laisse entrouverte la porte de la grange en ce qui a trait à la défense du système de gestion de l’offre du Canada face aux demandes commerciales du gouvernement Trump selon ce que vient de publier Le Devoir.

Si le ministre MacAulay a écarté l’idée d’accéder aux demandes du gouvernement américain qui  «a indiqué clairement qu’il souhaitait l’abolition du système canadien visant à contrôler les prix et les stocks de produits laitiers, d’oeufs et de volaille», il a été hier soir moins catégorique selon Le Devoir dans le cadre d’une période de questions concernant la négociation sur la gestion de l’offre, soulignant qu’il fallait « bien sûr savoir ce qu’il y a précisément sur la table et quelle est l’approche » dans n’importe quelle négociation commerciale.

Il aurait ajouté qu’il ne commencerait pas à négocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en public devant les médias, disant que ce n’est pas le rôle qu’il doit jouer.

Pressé par Le Devoir de dire quels changements réalistes le Canada serait prêt à envisager, le ministre a simplement répété que le gouvernement défendrait la gestion de l’offre. « Nous l’avons indiqué clairement. Nous sommes tout à fait unis. »

Toujours selon Le Devoir, le ministre de l’Agriculture canadienne a ensuite éclipsé les questions sur les récents commentaires du premier ministre Justin Trudeau donnés à la télévision aux États-Unis selon lesquels le Canada a de la « flexibilité » concernant les produits laitiers.

« Je ne suis pas à la table, mais il faut être prudent. La vérité est qu’il y a des négociations en cours. Il y a beaucoup de choses sur la table » a dit le ministre précise Le Devoir.