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Les partis doivent reconnaître l’importance du secteur des grains dans l’économie du Québec et de ses régions



Christian Overbeck

En vue de la prochaine élection, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) demandent à tous les partis politiques de prendre des engagements clairs afin d’assurer la pleine participation de leur secteur à la vitalité économique du Québec et de ses régions. Une importante délégation de producteurs de l’ensemble du Québec était d’ailleurs présente à l’Assemblée nationale, à l’occasion du dévoilement de nos attentes.

Les Producteurs de grains du Québec représentent quelque 11 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec. Ils cultivent plus d’un million d’hectares de terre, pour un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars. Les producteurs québécois produisent et commercialisent principalement des grains de céréales (maïs, blé, orge, avoine) et d’oléagineux (soya, canola). La production et la transformation de grains représentent ensemble plus de 20 000 emplois au Québec.

L’essentiel de nos revendications passe par la reconnaissance que la production de grains est un secteur majeur du tissu économique québécois, autant pour l’ensemble du Québec que dans chacune de ses régions. C’est un secteur innovant, fort en investissements et qui exporte une portion importante de sa production, sans oublier son grand potentiel de croissance sur le marché local québécois. C’est aussi un secteur qui fait des efforts importants pour réduire son impact environnemental. Plus important encore, de par son rôle stratégique auprès des autres productions agricoles, c’est le secteur qui est à la source de toute l’agriculture québécoise.

De façon détaillée, les Producteurs de grains du Québec demandent donc à tous les partis politiques de s’engager à réaliser les actions suivantes au cours du prochain mandat :

  1. Améliorer les programmes de sécurité du revenu, notamment en matière de protection financière contre les cycles prolongés de bas prix du grain;
  2. Récupérer un montant équivalent au solde de 38 millions de dollars du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour l’amélioration de la productivité du secteur des grains;
  3. Bonifier les programmes de soutien en agroenvironnement, notamment par la mise en place de mesures d’atténuation des impacts négatifs de la nouvelle réglementation sur les pesticides et de mécanismes de rétribution des investissements réalisés par les producteurs pour s’adapter aux exigences environnementales;
  4. Poursuivre la recherche structurée sur les besoins de traitement des semences, notamment par la mise en place d’une nouvelle étude québécoise élargie sur l’impact agronomique des semences traitées aux insecticides;
  5. Reconnaître les impacts économiques importants des mesures restrictives à la culture des bandes riveraines et favoriser la mise en place d’une compensation adéquate;
  6. Mettre en place des mesures de compensation de l’asymétrie des normes et programmes qui défavorisent la production québécoise, que ce soit face aux autres secteurs économiques québécois (ex. : taxe carbone) ou face à la concurrence étrangère (ex. : soutien du revenu);
  7. Assurer la poursuite du groupe de travail sur la fiscalité agricole et s’engager à mettre ses recommandations en œuvre afin de limiter le choc foncier que vivent les producteurs;
  8. Mettre en place un groupe de travail sur la compétitivité du secteur des grains assurant la participation des autorités politiques et mandaté pour formuler des recommandations au gouvernement.

Au cours des prochains mois, les Producteurs de grains du Québec seront particulièrement actifs afin d’obtenir des engagements favorables au secteur des grains, que ce soit par des interventions publiques ou par des discussions avec les principaux partis. Notre action se fera sentir autant sur le plan québécois que sur le plan local. Notre objectif est de faire en sorte que le prochain gouvernement et les 125 futurs députés de l’Assemblée nationale tiennent compte de notre réalité dans leurs futures décisions.

Par Christian Overbeek, président, Producteurs de grains du Québec