RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

Quel avenir pour l’ALENA? La vision de Shaun Haney !

LVA ,

Shaun Haney

Le 2 août dernier, Shaun Haney, fondateur de RealAgriculture.com. exposait sur son site ses visions pour l’avenir de l’ALENA ! Il annonce alors que : «Les trois partenaires de l'ALENA auraient progressé dans un accord sur les règles de contenu automatique, ce qui signifierait que nous pourrions nous concentrer sur les problèmes restants, notamment l'accès au marché canadien pour les produits laitiers américains». Il expose alors 5 scénarios possibles:

 

1-La suppression de la tarification de classe 7 au Canada

Celle-ci a été mise en œuvre en 2017 pour combler une échappatoire qui a permis d 'augmenter les importations de lait diafiltré des États-Unis.

2- Un nouvel accès au marché

«Dans le cadre du Partenariat transpacifique initial, le Canada offrait un accès au marché de 3,25% à d'autres pays dans l'accord, ce à quoi les États-Unis auraient nettement avantage à accéder en Australie et en Nouvelle-Zélande», écrit-il. Il rappelle que «lorsque les États-Unis se sont retirés du PTP, ils ont abandonné cet accès au marché et qu’on pourrait présumer que les États-Unis pourraient accepter de se faire comprendre en retrouvant le même niveau d’accès».

3- Un accord parallèle pour les transformateurs du nord-est des États-Unis

«C’est la fermeture de Grassland Dairy au Wisconsin qui a vraiment fait bouger les choses pour que les États-Unis fassent de leur système de tarification de classe 7 leur ennemi», dit-il. Il voit alors la possibilité d’accord de compromis visant à aider spécifiquement les usines américaines du Nord, leur permettant peut-être de fonctionner dans le système canadien, comme cela était le cas avant le début des prix de la classe 7

4- Effondrement complet de la gestion de l'offre

5- Rien:

«Il est tout à fait possible que l’accès au marché des produits laitiers soit le compromis trouvé par l’USTR ( Bureau du représentant américain du commerce)» écrit Shaun Haney. «Si vous considérez la bataille de la Chine comme un exemple, l’équipe commerciale de Trump est prête à prendre la chaleur des agriculteurs pour faire frire de plus gros poissons» conclut-il.