RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

Abolition de la gestion de l’offre : Justin Trudeau admet-il les propos inquiétants de son conseiller Brian Mulroney?

LVA ,

Xavier Barsalou-Duval

Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères et porte-parole en matière de commerce international, juge très inquiétants les propos de Brian Mulroney, conseiller de Justin Trudeau sur les relations canado-américaines, eu égard à l’abolition de la gestion de l’offre et demande des comptes au Premier ministre.

Le Bloc Québécois apprenait ce matin que Monsieur Mulroney a tenu des propos pour le moins inquiétants concernant la gestion de l’offre pour le lait, les œufs et la volaille, suggérant son abolition pure et simple dans le cadre des négociations entourant l’ALÉNA. Le Bloc Québécois demande à Justin Trudeau de remettre à l’ordre son conseiller et d’écarter publiquement cette option nuisible aux agriculteurs québécois.

« Est-ce que sa promesse de ne pas abolir la gestion de l’offre serait une autre promesse en l’air? C’est le contraire de ce que prétend défendre publiquement Justin Trudeau… À moins que son conseiller économique en sache davantage sur ses véritables intentions que monsieur madame tout le monde? Ces révélations sont troublantes. Le Premier ministre doit nous assurer qu’il ne compte pas abolir la gestion de l’offre, essentielle à nos agriculteurs. Il doit remettre son conseiller à l’ordre », a fait valoir Monsieur Barsalou-Duval.

Le Bloc Québécois a tenu a rappelé que durant la partielle dans Lac Saint-Jean l’automne dernier, Justin Trudeau avait promis solennellement qu’il n’y aurait aucune brèche dans le PTP. Après l’élection partielle, il a renié sa parole en sacrifiant 3,25% de la gestion de l’offre.

« On sait ce que valent les promesses de Justin Trudeau. Nous, au Bloc Québécois, on ne cherche pas un accord à tout prix. Pas d’ALÉNA à rabais. On veut un bon accord, quitte à prendre le temps nécessaire. On dirait bien que Justin Trudeau, lui,  est prêt sacrifier la gestion de l’offre. Il doit nous garantir, maintenant plus que jamais, que ça n’arrivera pas », a conclu le député.