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On veut que La Vie agricole ferme sa gueule:Et nous,on dit NON!

Yannick PATELLI ,

C’est aberrant le nombre de plaintes déposées au Conseil de presse par le syndicat agricole unique au Québec, l’UPA, contre La Vie agricole dans les dernières années. Et voilà maintenant  que c’est au tour de, La Terre de chez Nous, le journal du syndicat, de porter plainte contre notre organisation. L’UPA et son journal c’est bonnet blanc et blanc bonnet !  Finalement encore une fois la démarche s’avère vaine et sans suite. Encore mieux, la plainte est irrecevable selon Le Conseil de Presse!

Nous vous invitons à lire dans l'édition papier de septembre 2018 de La Vie agricole la dernière décision du Conseil de Presse concernant une plainte à notre endroit faite par le média compétiteur, propriété de l’UPA.

CONCLUSION
«[5] Le Conseil de presse du Québec ne peut donner suite à la plainte de l’hebdomadaire La
Terre de chez nous contre La Vie agricole, puisqu’elle est jugée irrecevable».

Le silence honteux de Marcel Groleau

Pourquoi tant d’effort de la part du syndicat unique en agriculture pour nuire à la presse indépendante ? La Vie agricole, on la préfère muselée, semble-t-il ! Eh bien elle dit NON haut et fort !

Depuis quand un syndicat préfère-t-il une société qui ne permet pas la liberté d’expression ?

Combien de fois des représentants des mouvances agricoles non officielles (L’Union paysanne et le Conseil des entrepreneurs agricoles) nous ont-ils confié être boudés par le journal qui loge dans la tour de Longueuil alors que La Vie agricole, de son côté, a fait des demandes répétitives à l’UPA pour qu’elle s’exprime dans nos colonnes aux côtés de ces deux organisations.

La Vie agricole malgré la position de son éditeur/chroniqueur en faveur du pluralisme syndical est restée ouverte à la défense du monopole syndical dans ses pages parce que La Vie agricole c’est aussi plus que  son éditeur : c’est une presse libre et indépendante, fière de sa liberté et de la liberté qu’elle donne à tout un chacun ! L’UPA préfère malheureusement pourtant ne pas s’y exprimer.

Le silence honteux de Marcel Groleau n’existe pas seulement dans La Vie agricole : il s’est aussi manifesté lors de la sortie du livre au printemps dernier « L’UPA un monopole qui a fait son temps».

Faut-il croire que le livre de Roméo Bouchard publié par La Vie agricole et VLB Éditeur n’est qu’un recueil de vérités au point où ni le président de l’UPA, ni son journal de propagande, n’a  trouvé une ligne à critiquer ? Ou ont-ils tout simplement eu peur de parler craignant le débat qui pourrait en découler ? Ce débat est pourtant souhaité par le monde agricole, qui lui, a atterri au 21e siècle et souhaite des échanges sur les différentes visions possibles pour son avenir.

Le Québec agricole: un sac de nœuds !

Le Québec agricole est à dénouer. Un vrai sac de nœuds ! Dans 4 ans ça fera 50 ans que l’UPA est maître du jeu en agriculture et plus  encore puisque le syndicat unique a beaucoup d’influence dans d’autres ministères. Des sous-ministres l’ont dit, certains l’ont écrit. Des ministres et des premiers ministres seniors à la retraite se sont déclarés en faveur du pluralisme syndical, mais rien n’y fait ! Tous les gouvernements qui se succèdent tolèrent cette domination d’un syndicat sur un ou des ministères ! C’est unique au monde, inquiétant pour certains et destructeur pour d’autres.

Et maintenant le MAPAQ s’en mêle jouant dans cette mascarade aux odeurs de bolchevisme !

Des fonctionnaires risquent leur poste pour avoir parlé à La Vie agricole, semble-t-il ! Nous avons eu la preuve que le MAPAQ est complice du silence qui s’impose dans le monde agricole et qu’il encourage même l’omertà lorsqu’il s’en prend à La Vie agricole à travers des écrits envoyés à une de ses fonctionnaires. ( voir extrait joint ci-dessous)

Il est loin le temps où Pierre Paradis évoquait le grand changement. Une source nous a remis une lettre reçue par une productrice également fonctionnaire au MAPAQ. Celle-ci est connue pour défendre comme citoyenne une vision de libre-marché dans le monde agricole. Elle le crie sur tous les toits et dans tous les médias au Québec, à Toronto et à l’étranger. Le MAPAQ estime qu’elle contrevient à son code d’éthique. On lui reproche des «likes» sur Facebook entre autres. Étrange, mais là c’est un problème entre cette fonctionnaire et le MAPAQ. Mais quand on lui demande de retirer du site de La Vie agricole ses entrevues, nous pensons sincèrement que le MAPAQ outrepasse ses droits. Dans ce cas-là doit-elle aussi demander à chaque média dans lequel elle s’est exprimée de modifier leurs sites ? Pourquoi une lettre du MAPAQ cible-t-elle La Vie agricole lorsque le ministère écrit à une de ses fonctionnaires ? Avouez que dans un pays démocratique  comme le Québec qui est censé être un modèle dans le monde on a de quoi s’inquiéter. Les nœuds du Québec sont plus serrés qu’on ne le croit ! Encore un peu plus et on aura le KGB du Québec à nos trousses !

Ça suffit le silence !

Alors nous on dit au monde agricole : Ça suffit le silence,  ça suffit l’oppression! Un nouveau gouvernement sera en fonction dans quelques jours. Demandons aux hommes et femmes politiques qui en auront la charge  qu’ils aient un peu plus de courage et qu’ils osent dire ce qu’ils pensent de cette omertà agricole dont ils nous parlent parfois en privé.

Demandons le 1er octobre au premier ministre qui sera élu de ne pas tenir sa promesse du maintien du monopole syndical et de faire preuve de modernisme. Pourquoi pas ? C’est pas rare une promesse non tenue en politique !

Le Québec agricole a besoin d’un ministre de l’Agriculture debout partout au Québec, pas à genoux à Longueuil !

  • Extrait de la lettre du MAPAQ qui cible La Vie agricole envoyée à une de ses fonctionnaires.

« Nous réitérons notre demande indiquant que vous retiriez tous les commentaires, publications, vidéos, entrevues vidéos et effaciez tous les «likes» et les partages pouvant causer préjudice à votre employeur, et ce, contenus sur votre site personnel Facebook et sur le site du groupe « J’exige l’arrêt des procédures contre les acériculteurs!», ainsi que sur le site de La Vie agricole.

Cet éditorial est appuyé par le président de La Vie agricole, Guy Duval