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Protéger le lait québécois, évidemment ! Et les carottes ?



Louis-Antoine Gagné

Je trouve très touchant tout l’élan d’amour dirigé vers le lait québécois et toutes les publications qui s’en suivent. Malgré la brèche créée dans notre précieux système de gestion de l’offre par nos voisins américains, les produits laitiers, les œufs, le poulet et le dindon demeurent encore aujourd’hui les produits les mieux protégés sur nos tablettes. 

Soyez certains que je ne sous-estime pas ici l’impact de cette brèche sur la santé financière de nos fermes et la vie de ceux qui les opèrent. Je me questionne cependant pourquoi cet élan d’amour n’est pas dirigé, et ce depuis longtemps, sur toutes les productions non protégées par un système de gestion de l’offre.

Pensez à tous ces producteurs qui se battent contre la concurrence internationale : les fruits et légumes, le miel, la viande, etc… L’alimentation nous est vendue à rabais depuis toujours, chaque chaîne d’alimentation nous envoie semaine après semaine des circulaires qui mettent d’avant des rabais, des rabais et encore des rabais.

On est littéralement « brainwasher » à payer le moins cher possible pour ce qu’on se met dans la bouche tous les jours, trois fois par jour.

Trop rarement ces circulaires nous parlent de qualité, de santé, de produits équitables, d’environnement. Acheter québécois ce n’est pas juste une affaire de produits laitiers. C’est notre Québec rural au complet qui dépend de notre façon de consommer.  Bref, sauvons le lait québécois et bannissons les pailles !

Louis-Antoine Gagné ( opinion exprimée sur Facebook )