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Une ex-acéricultrice en faveur du libre marché aussi pour le secteur du lait!



Angèle Grenier

Angèle Grenier bien connue comme ex-acéricultrice au Québec s’étant battue contre sa fédération pour libéraliser le marché de l’érable est intervenue récemment sur Facebook dans le dossier du lait suite aux dernières ententes prises entre les États-Unis et le Canada dans le cadre de L’AEUMC.

Elle écrit : «Beaucoup de petites et moyennes entreprises sont familiales et font travailler les personnes de leur région et n'ont pas les avantages qu'ont les agriculteurs. Elles fonctionnent très bien sans se fier toujours sur les gouvernements pour les aider. Comme je disais, ce n'est pas nécessairement la faute des agriculteurs, je mets plutôt ça sur le dos de l'U.P.A. qui a pris le pouvoir (monopole) au début des années 1970. Avant eux, c'était les diocèses qui avaient ce pouvoir parce que ceux qui avaient des fermes étaient les enfants qui ne voulaient ou ne pouvaient pas aller à l'école. Alors, les curés ont pris ça en main à partir d'un regroupement qui s'appelait l'U.C.C. soit l'Union catholique des cultivateurs. L'U.P.A. a par la suite gardé la même vision que celle des curés qui était probablement bonne dans le temps mais plus aujourd'hui. Les agriculteurs ont tellement été habitués à ce système qu'ils ont peur de prendre certaines responsabilités pour devenir eux-mêmes des entrepreneurs. Vous savez qu'eux aussi peuvent aller vendre leur lait ou autres dérivés du lait au U.S.A. et s’ils font de la qualité, là-dessus ils seraient probablement encore plus gagnants que les agriculteurs américains.

J'étais dans le sirop d'érable et je me suis battu pendant presque 20 ans pour retrouver liberté de produire que j'avais avant que la fédération acéricole du Québec, qui fait partie de l'U.P.A,.vienne nous imposer les quotas. On était des entrepreneurs dans le temps mais aujourd'hui c'est la fédération qui est l'entrepreneur. Les producteurs acéricoles sont présentement TRÈS endettés et ils sont pris dans un étau comme les producteurs de lait. (...) les agriculteurs devraient se révolter...devant les bureaux de L’U.P.A».