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Réduire les pertes agricoles par la détection de l’ADN d’une mouche dans les fruits

Laura Feil ,

Une identification précise et rapide permettrait aux fruiticulteurs de prendre les devants sur la drosophile à ailes tachetées.

L’insecte ravageur, surveillé de près par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) depuis 2011, s’attaque aux cultures de petits fruits et a causé d’importants dommages à des cultures de cerises en 2017. Son incidence sur les fruits à noyau et les raisins de l’Ontario n’est pas encore connue.

La drosophile à ailes tachetées pénètre la peau de fruits sains afin d’y pondre des œufs; les larves se développent ensuite dans le fruit et favorisent la pourriture. Bien souvent, les producteurs ne se rendent compte du problème qu’une fois qu’il est trop tard pour sauver la récolte. 

Voilà pourquoi il est important de surveiller les champs; malheureusement, la méthode actuelle est longue et laborieuse.  

Des chercheurs travaillent actuellement sur une nouvelle méthode moléculaire servant à identifier et à quantifier la drosophile à ailes tachetées au moyen de l’ADN, dans l’objectif d’améliorer la vitesse et la précision du processus de détection des insectes ravageurs.

« Par l’entremise du Partenariat canadien pour l’agriculture, notre gouvernement aide le secteur à continuer à innover, croître et prospérer », a déclaré Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « Améliorer les méthodes de lutte contre les ravageurs est essentiel pour les fruiticulteurs de l’Ontario ainsi que pour tous les secteurs de l’agriculture, et nous sommes fiers d’investir dans une science agronomique collaborative qui répond directement aux défis des exploitations agricoles. » 

La Niagara Peninsula Fruit and Vegetable Growers’ Association et Ontario Tender Fruit reçoivent des fonds du Partenariat canadien pour l’agriculture afin de mettre au point et de valider cette technologie.

Un réseau de pièges à ravageurs à l’échelle de la province permettra de confirmer l’efficacité de la nouvelle méthode d’identification.

« Notre gouvernement est fier de favoriser la création de collaborations prometteuses comme celle-ci. Ce projet novateur pourrait réellement changer la façon dont les producteurs font face à ces ravageurs dommageables », a affirmé Ernie Hardeman, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario.

Le projet est admissible à un financement de plus de 80 000 $ par l’entremise du Partenariat.

« À terme, l’idée est d’offrir un service permettant aux producteurs de faire le suivi des insectes ravageurs et d’envoyer des échantillons à la Clinique de diagnostic des parasites de l’Université de Guelph à des fins d’analyse », a expliqué Wendy McFadden-Smith, spécialiste de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures horticoles au sein du MAAARO.

Le projet examine également si des variétés de prunes, de pêches, de nectarines et de raisins actuelles et à l’essai sont sensibles à la drosophile à ailes tachetées, afin d’aider les producteurs dans leur lutte antiparasitaire dans les vergers et les vignobles.

« Le financement obtenu grâce au Partenariat fournit un apport inestimable à l’industrie, car aucune association de producteurs ne dispose des ressources nécessaires pour mener ce genre de projet par elle-même », a souligné Sarah Marshall, directrice générale d’Ontario Tender Fruit. « Être en mesure de surveiller les vergers pour détecter l’apparition d’insectes ravageurs et de maladies est absolument essentiel pour l’avenir de notre secteur, et nos producteurs sont fiers d’offrir des fruits sains et de qualité au public. »