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Cultiver de l’orge de brasserie dans le Nord de l’Ontario pour répondre à la demande des brasseurs

Laura Feil ,

Alors que les brasseurs de l’Ontario demandent de l’orge de brasserie cultivée dans la province, les agriculteurs du Nord de l’Ontario cherchent de nouvelles cultures pour diversifier leur production et élargir la rotation des cultures. 

C’est pour rapprocher ces besoins d’une manière qui profite tant aux agriculteurs qu’aux brasseurs que Grain Farmers of Ontario mène un projet de recherche, avec l’appui du Partenariat canadien pour l’agriculture (le Partenariat).

« Par l’entremise du Partenariat, nous investissons dans les sciences agricoles, l’innovation et de nouveaux marchés importants pour nos cultures », a déclaré Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « Nous sommes heureux d’appuyer des activités de recherche qui favorisent la durabilité et la prospérité de l’agriculture, et dans ce cas-ci, qui visent précisément à accroître les possibilités qui s’offrent au secteur agricole dans nos régions du Nord. »

« Il s’agit d’un projet novateur qui promet d’aider nos céréaliculteurs qui travaillent fort et la chaîne de valeur associée à notre solide industrie de la bière », a affirmé Ernie Hardeman, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. « Notre gouvernement est heureux de soutenir cet effort de recherche par l’entremise du Partenariat, un projet qui stimulera également l’économie du Nord de l’Ontario. »

Le Nord de l’Ontario est une région idéale pour cette culture, car son climat est similaire à celui de l’Ouest canadien, où l’on cultive actuellement la plus grande part de l’orge de brasserie canadienne. Les exigences de qualité pour le brassage sont strictes; la culture doit être exempte de mycotoxines et avoir une faible teneur en protéines; il est donc essentiel d’appliquer des pratiques de gestion appropriées.

Dix variétés d’orge différentes sont mises à l’essai dans des stations de recherche situées à New Liskeard, Thunder Bay et Emo, ainsi qu’à la ferme, à Algoma, par le Réseau d’innovation agroalimentaire en région rurale, pour déterminer celles qui seront les plus productives et pour établir les pratiques exemplaires en matière de culture.

Le projet de recherche visera également à trouver les taux optimaux d’azote et de soufre à épandre pour améliorer le rendement et la qualité du malt, et comprendra une analyse économique pour évaluer si l’investissement dans ces nutriments se traduit par de meilleurs rendements et une qualité supérieure. La compagnie Canada Maltage Limitée fournit des analyses de qualité du malt et de micromaltage dans le but de promouvoir l’industrie et les programmes de sélection de l’orge.

« Nous voulons pouvoir assurer aux agriculteurs qu’ils peuvent cultiver de l’orge de brasserie en toute confiance dans le Nord de l’Ontario et leur donner les pratiques de gestion nécessaires pour répondre aux exigences de qualité du brassage », a souligné Emily Potter, coordonnatrice de projet à la Northern Ontario Farm Innovation Alliance.

Introduire une nouvelle culture dans l’assolement réduit les risques de maladies pour les cultures et la pression des insectes nuisibles. De plus, l’orge de brasserie rapporte aux agriculteurs des revenus 20 % plus élevés que ceux de l’orge fourragère. La nouvelle culture appuiera également des initiatives alimentaires locales en aidant à répondre à la demande du secteur florissant des brasseries artisanales de la province pour de l’orge de brasserie cultivée en Ontario.

« Nous ne serions pas en mesure de réaliser un projet d’une telle envergure sans l’appui financier du Partenariat. Le Nord de l’Ontario couvre un vaste territoire, et nos résultats ne seraient pas aussi bénéfiques et précis si nous n’avions pas les moyens de mener des essais dans chacune des régions », a souligné Mme Potter.