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Et si on abattait chez nous ?

Yannick PATELLI ,

Jean Leonce Ouellet, représentant chez Bélisle, rencontré par La Vie agricole ces derniers temps voit dans Bœuf Québec une mission intéressante. Il prétend même que du 2 % de production de bœuf avec une véritable traçabilité Québec au début du processus, on ne doit pas être loin du 8 à 10 % de la production garantie Québec.

Selon les chiffres qu’il nous a émis, environ 8000 bœufs seraient produits et abattus au Québec, mais la grande majorité des bœufs que nous élevons ici, environ 85 000 sont toujours abattus en dehors de nos frontières et là il est impossible d’en obtenir la traçabilité.

Lorsque l’on sait que les Québécois mangent l’équivalent de 600 000 bœufs au Québec par année, on ne peut pas se réjouir de n’en produire que 85 000 et peut-être 8000 garantis sans hormones et sans stéroïdes. C’est encore pire lorsqu’on sait qu’il y a dix ans de cela la filière abattait au Québec environ 285 000 têtes.

Jean Leonce Ouellet reste optimiste parce qu’il croit à Bœuf Québec et il croit même que le Québec pourrait faire le choix de n’avoir que du bœuf de qualité sans hormones. Il s’en abat 4 vans par semaines chez Forget dit-il donc environ 8000 et les abattoirs provinciaux pourraient en abattre 1000 par semaine à eux tous. Pour cela il faudrait rappelle-t-il que le MAPAQ veuille cela et que la Financière agricole aide les producteurs à développer cette niche qui au départ va coûter environ 300 $ de perte par bœuf.