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Pesticides: Michel Duval estime que les médias généralistes évaluent mal la situation

Yannick PATELLI ,

Michel Duval, président de l'OAQ

Michel Duval, président de l’Ordre des agronomes (OAQ),  nous a écrit le week-end dernier pour s’offusquer de retrouver sur notre page Facebook la chronique de Benoit Dutrizac du journal Le Devoir, qui va, selon lui, à des raccourcis qui nuisent à l’image des agronomes. L’enjeu actuel sur les pesticides serait donc mal compris par les médias généralistes et, essentiellement par Thomas Gerbet de Radio-Canada, selon M.Duval. Les médias généralistes auraient donc une mauvaise évaluation de la situation dans le secteur des pesticides.

Michel Duval nous rappelle alors que lorsqu'un article déclare la semaine passée «que 80 % des agronomes sont corrompus, le journaliste calcule cela sur 12 des 15 entreprises enquêtées alors que des agronomes il y en a dans des centaines d’entreprises»

De plus, précise-t-il, «Des agronomes, il y en a dans les compagnies de pesticides, mais aussi dans le secteur du Financement agricole ou dans les compagnies fournisseurs de moulées».

Michel Duval ne comprend pas non plus pourquoi on lui reproche dans certains médias son passage dans la compagnie BASF alors qu’il avait clairement déclaré son passé lors de son arrivée en poste. Et surtout parce qu’il estime faire sa part pour réduire l’impact des pesticides, lui qui depuis plus de 15 ans travaille à l’amélioration de diverses technologies, notamment pour réduire les rejets de phosphore dans les sols.

Cet acharnement est mal perçu par le président de l’Ordre des agronomes qui rappelle que beaucoup de solutions viennent des entreprises privées. «Dans les améliorations c’est souvent l’industrie qui fait l’introduction de nouvelles technologies. Les agronomes du public souvent interviennent ensuite» dit-il.

Les jeunes plus sujets aux conflits d’intérêts

Et lorsqu’on lui parle de potentiels conflits tels que soulevés par Radio-Canada, « Dans n’importe quel secteur d’activité, il y a des conflits d’intérêts et ce sont souvent les jeunes les plus sujets à cette problématique, parce que plus influençables» dit-il.

Il souligne aussi qu’il est trop facile de mettre la faute juste sur les entreprises privées quant au final les agronomes des clubs conseil peuvent tout aussi bien se retrouver en conflit d’intérêts et il précise : « Souvent les jeunes agronomes commencent par les clubs conseils parce qu’ils ont moins d’expérience».