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On ne sait toujours pas si le ministre Lamontagne a rencontré Louis Robert

Yannick PATELLI ,

André Lamontagne

Le ministre Lamontagne a eu maille à partir avec l’opposition libérale, lors de l’étude des crédits jeudi dernier à l’assemblée nationale, lorsque la députée Marie Montpetit a tenté à maintes reprises de le coincer sur l’affaire Louis Robert, comme si celle-ci était apparue depuis la nomination des caquistes. Le ministre Lamontagne ne dira à aucun moment s’il a rencontré personnellement Louis Robert avant son licenciement.

Lorsque la députée libérale a voulu savoir où en est rendu le comité de gestion des pesticides ente le MAPAQ et le ministère de l’Environnement, le ministre Lamontagne a été d’un flou magistral. « Personne ne semble être en mesure de nous expliquer au sein de votre ministère clairement ce qu’il en est concernant le comité du suivi sur les pesticides», a dit Marie Montpetit.

Marie Montpetit a fait preuve d’agressivité mentionnant l’affaire Louis Robert et le ministre Lamontagne n’a eu pour défense que la même cassette : « J’ai mentionnais l’erreur de que j’ai faite suite à des questions dans l’espace public» de déclarer le ministre. « Je ne suis pas intervenu d’aucune façon dans le licenciement administratif (…) J’ai demandé une enquête à la protectrice du citoyen.». Il ne répondra donc pas à la question à savoir s’il a rencontré Louis Robert avant son congédiement.

Émilise Lessard-Therrien rabrouée sur le dossier de l’IRDA et sur la Financière

Questionné par la députée de Québec Solidaire, Émilise Lessard-Therrien, sur le dossier de l’IRDA, tabletté comme le prétendait journaliste de Radio-Canada, Thomas Gerbert, le ministre Lamontagne a précisé que 10 des recommandations sont financées.

La députée de QS de son côté a tenté de déstabiliser le ministre Lamontagne sur les montants retenus à la Financière agricole, ce qui a permis au ministre de lui faire une petite leçon budgétaire, spécifiant que l’objectif de la Financière n’est pas de vider la banque, mais d’assurer aussi les années déficitaires. « Année après année, si la Financière a de l’argent, elle peut financer les agriculteurs, comme cet été lorsqu’elle a déboursé 60 millions de dollars lorsqu’ils ont manqué de foin», a dit le ministre.

Le bio, un avenir pour le Québec selon le ministre

La députée Émilise Lessard-Therrien a ramené Lamontagne au rapport Pronovost et à son expression «Mon étoile du nord». Le ministre prudent a simplement dit vouloir qu’une orientation d’achat local soit donnée aux organismes et institutions d’État.

Pour le ministre il faut tendre vers le bio. Sans noter que les budgets qui y sont alloués sont maigres, il a plutôt pointé les consommateurs de bio qui sont selon lui actuellement ailleurs au Canada. Le nombre d’entreprises bio a doublé en 4 ans. La filière bio est en effervescence a précisé le ministre.« Il y a une ferveur au Québec pour le produit santé et local. On a l’obligation de mettre en place de la mise en marché de proximité».

 

 

 

Marie Montpetit
André Lamontagne et Émilise Lessard-Therrien