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Front commun des élus dans Montcalm

LVA ,

Le député de Montcalm, Luc Thériault, le préfet de la MRC Montcalm, Pierre La Salle et le maire de Saint-Roch-de-l’Achigan, Yves Prud’homme, unissent leur voix pour interpeller le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, dans le dossier du projet d'aérodrome à Saint-Roch-de-l'Achigan.

 

« Le gouvernement fédéral impose ces projets d'aérodrome sans appel en bafouant les communautés locales.  Demain ce sera quoi, un pipeline !  Cette façon de faire est tout simplement inacceptable !  J’invite le ministre Garneau, à venir rencontrer le front commun d'élus de la MRC de Montcalm.  Il va pouvoir constater par lui-même et non avec un rapport biaisé des promoteurs, la volonté réelle des citoyens de Saint-Roch-de-l'Achigan », souligne Luc Thériault.

En effet, le ministre Garneau donne aux promoteurs la responsabilité de la consultation et ensuite, ces derniers font leurs propres recommandations au ministre qui approuve le projet. 

« C'est tout simplement inconcevable qu'en 2019 un aérodrome puisse être construit sans avoir à tenir compte des lois québécoises », a tonné le préfet de la MRC de Montcalm, Pierre La Salle.

Pour les élus, le projet tel que présenté n’apportera aucune retombée économique significative et n’est qu’un jouet pour les pilotes.  Lors d'une assemblée publique de plus de 500 citoyens, les promoteurs ont présenté l'implantation de l'aérodrome dans leur municipalité.  Ils ont aussi expliqué que le décompte était commencé et qu’ils ne leur restaient que 45 jours pour faire parvenir leurs commentaires.

« Deux éléments peuvent empêcher le projet de voir le jour : la sécurité ou l'acceptabilité sociale.  La mobilisation contre l'aérodrome est très vive comme le dénote le registre qui circule dans la municipalité où plus de 1000 signatures ont été recueillies depuis la première séance d'information du 20 juin dernier » de préciser le maire Yves Prud’homme.

« Il faut tenir compte des schémas d’aménagement, des lois sur l’environnement et de la protection du territoire agricole.  La solution serait de se donner une loi qui respecte les paliers de gouvernance et qui donnerait le dernier mot au Québec.  Les réalités de Neuville, Pintendre, Saint-Cuthbert et Mascouche auraient sûrement été différentes si le projet de loi du Bloc Québécois avait été adopté », a conclu Luc Thériault.