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« Je n’accepte pas que l’ineptie complaisante du fédéral nous dépossède du trésor scientifique de Rimouski » -Yves-François Blanchet

LVA ,

Marilène Gill et Yves-François Blanchet

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et Marilène Gill, porte-parole du parti en matière de pêches et océans, fustigent «l’incurie d’Ottawa dans l’entretien du port de Rimouski, en raison de laquelle le seul navire universitaire de recherche océanographique québécois, le Coriolis II, a dû prendre Halifax comme nouveau port d’attache.» ont-ils fait savoir par voie de communiqué aujourd’hui.

« Le Coriolis est un bijou scientifique et écologique inestimable que nous devons à l'Université du Québec à Rimouski. Le voir délocalisé sans espoir sérieux de retour parce que les partis canadiens, tous, se moquent de son déménagement à Halifax a de quoi briser le cœur des Rimouskois. Je l'ai visité. Je suis devenu fan de notre génie. Je n'accepte pas que l'ineptie complaisante du fédéral nous dépossède du trésor scientifique de Rimouski et je suis déçu du silencéce du député Guy Caron, qui devrait prendre position pour le Québec et partager les inquiétudes des acteurs locaux », a déclaré M. Blanchet.

Le Coriolis II est un navire-laboratoire rattaché à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski. Il sert à former des équipes de recherche multidisciplinaires capables de suivre l’évolution des phénomènes océanographiques dans une perspective d’utilisation durable du milieu marin.

Depuis 2015, le navire a dû quitter Rimouski pour le port de Québec parce que Transports Canada a fermé le quai où il s’amarrait en raison de son état de délabrement.

«Or, même si l’état de ce quai fédéral, comme de bien d’autres, est suffisant pour inquiéter Transports Canada, il ne s’est pas transposé en action de la part d’Ottawa. Rien n’a été fait pour remettre en état cette jetée, construite en 1936. L’achalandage des ports par les navires commerciaux, qui est de la responsabilité de Transports Canada et qui limitait l’espace disponible pour le Coriolis II au Québec, a poussé l’équipe gérant le navire à quitter pour Halifax.» précise leur communiqué.

Et de préciser: «Après des années à subir les conséquences de la négligence d’Ottawa envers l’état de ses ports et quais, Québec a obtenu la cession de quatre ports fédéraux, dont celui de Rimouski, pour mars 2020. Or, le port de Rimouski a besoin d’une remise en état complète et Ottawa ne s’engage ni à faire les travaux ni à payer la facture entière, ce qui inquiète le maire de Rimouski, Marc Parent, et les acteurs du milieu maritime.»

« Ça fait des décennies qu’Ottawa laisse ses quais dépérir. Ça fait quatre ans que la situation du Coriolis II perdure. Et après toute cette négligence, Ottawa pellette le problème de la réfection des ports dans la cour de Québec sans s’engager à payer toute la facture. Ça suffit ! Il faut que le fédéral s’engage à payer pour tous les coûts liés à la réfection des ports cédés au Québec pour que les travaux soient complétés avant 2020. Et il faut que les ministères des Transports et des Pêches et Océans se parlent et trouvent une solution pour ramener le Coriolis II au Québec immédiatement. Ça fait trop longtemps qu’Ottawa ignore l’Est-du-Québec et il faut que ça change », a conclu Marilène Gill.