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Le rapport Pronovost, le rapport qui dérange encore !

LVA ,

Si les coprésidents de l’Institut Jean-Garon, Michel Saint-Pierre et Guy Debailleul, ont porté fièrement hier les recommandations qui concluent le mémoire qu’ils ont déposé devant les députés de la commission sur les pesticides, il n’est pas certain que l’élément central du rapport Pronovost, la diversité des modèles en agriculture, trouve un écho à court terme.

Si les députés, tous partis confondus ont écoutés le tandem Saint-Pierre/Debailleul, avec beaucoup d’attention et de respect, rien ne garantit aujourd’hui qu’un politicien ose avancer ses pions en référence au rapport Pronovost, certes visionnaire, tous en conviennent, mais trop déstabilisant pour l’ensemble des structures actuelles qui font tourner l’agriculture du Québec.

Et c’est bien connu, lorsqu’un politicien parle il pense déjà agir donc l’action ne suit pas la plupart du temps ! Mais faisons preuve d’optimisme et disons-nous qu’un gouvernement tout neuf comme celui qui gère le Québec depuis un an pourrait éviter de rester sur le neutre et avancer les dossiers agricoles avec vision ! Pour plus de diversité de modèles agricoles, il faudra oser mettre la hache dans les programmes actuels et ouvrir la machine à plus de producteurs de nouvelles cultures ! Et peut-être même un jour rouvrir le débat sur le monopole syndical mais ça c’est une autre histoire !

 

LES RECOMMANDATIONS de l'Institut Jean-Garon, sur les pesticides, AU MINISTRE LAMONTAGNE

1. Que le MELCC se donne les moyens de dresser un portrait plus fiable de l’utilisation effective des différentes catégories de pesticides en agriculture sous les différentes formes sous lesquelles ils sont utilisées (épandage direct, incorporation dans les semences enrobées, etc…)

2. Que le MAPAQ et le MEES encouragent les collèges et les universités à introduire dans leurs programmes de formation agricole une approche plus agroécologique qui permettrait de dépasser les clivages du type : biologique vs conventionnel.

3. Que le MAPAQ contribue de manière significative à un programme ambitieux de recherche accessible aux chercheurs de l’IRDA comme aux chercheurs universitaires visant à fournir aux producteurs un éventail d’alternatives aux méthodes de production conventionnelles et mettant l’accent sur la réduction des impacts environnementaux, la protection et la promotion de la biodiversité, une exploitation raisonnée des écosystèmes et une amélioration de la qualité des sols et de l’eau.

4. Que le MAPAQ entreprenne une révision des modalités de ses programmes de soutien à la production agricole pour en réduire significativement, par exemple par un recours plus systématique à des formes de conditionnalité, les impacts indirects sur le plan environnemental.

5. Que le MAPAQ mobilise les acteurs concernés dans un exercice de prospective sur les défis que les changements climatiques apporteront à moyen terme en matière de protection des cultures et de diversification des systèmes de production.

6. Que le MAPAQ ouvre ses programmes de soutien financiers à d’autres productions agricoles afin de ramener une plus grande diversité de cultures dans les régions de monocultures plus grandes utilisatrices de pesticides.