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Luzerne génétiquement modifiée : c'est non!



COMMUNIQUÉ - LONGUEUIL, QC, le 9 avril 2013 /CNW Telbec/ - La Fédération d'agriculture biologique du Québec (FABQ), la Fédération des producteurs de lait (FPLQ), la Filière biologique du Québec et l'Union des producteurs agricoles (UPA) sont grandement préoccupées par la présence éventuelle, dans nos champs, de luzerne génétiquement modifiée (GM) pour résister à l'herbicide Roundup et demandent au gouvernement canadien d'en interdire la commercialisation.
Bien qu'aucune variété de cette culture ne soit actuellement commercialisée au Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a approuvé, en 2005, l'usage de la luzerne GM sans toutefois autoriser son homologation commerciale. Or, tout porte à croire que plusieurs semenciers demanderont très prochainement l'autorisation de commercialiser la luzerne GM et qu'un plan de coexistence entre la luzerne GM et non GM pour l'est du Canada fait présentement l'objet de consultations par l'Association canadienne du commerce des semences (ACCS).
Soulignons que la norme biologique canadienne impose l'absence complète d'OGM dans les produits normés. À ce sujet, les risques de contamination croisée engendrés par l'introduction de la luzerne génétiquement modifiée pourraient empêcher un grand nombre de producteurs de se conformer au Règlement sur les produits biologiques, et ce, bien malgré eux. À témoin, une étude récente de la firme ÉcoRessources démontre que le taux de pollinisation croisée dans la luzerne peut atteindre 22 % des plants dans un rayon de un kilomètre d'une culture de luzerne GM. Cette brèche dans l'intégrité des produits biologiques menace non seulement les producteurs de luzerne, mais également tous les éleveurs qui mettent en marché des produits biologiques et dont les animaux auraient consommé ce produit ne respectant pas le cahier de charge de la norme biologique. Les impacts seraient donc désastreux pour l'ensemble du secteur biologique canadien, au détriment non seulement des producteurs, mais aussi des consommateurs de bio qui verraient l'offre de produits diminuer.
Les producteurs biologiques de lait, de viande, de fourrage et de céréales qui utilisent la luzerne biologique pour nourrir leurs animaux ou comme plante de rotation subiraient des pertes commerciales importantes et verraient tous leurs investissements et efforts pour se conformer à la norme biologique canadienne compromis par une telle situation.
Rappelons finalement qu'au dernier Congrès général de l'UPA en décembre 2012, les délégués ont adopté une résolution unanime demandant au gouvernement canadien d'interdire l'enregistrement et la commercialisation de la luzerne GM au Canada, et ce, jusqu'à ce que l'ACIA et Agriculture et Agroalimentaire Canada aient fait la démonstration claire que l'introduction de la luzerne GM ne compromet en aucun temps la production et l'accès aux marchés des divers secteurs agricoles. Une résolution similaire a été adoptée par les délégués de la FABQ (mars 2013) et par ceux de la FPLQ (2011).
Source : Éliane Hamel, directrice, Service des communications, Union des producteurs agricoles

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