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Le nouveau rôle des agriculteurs français:récepteurs de colis!

LVA ,

Quand les revenus ne sont plus au rendez-vous, les producteurs français multiplient les tâches connexes et deviennent des récepteurs de colis pour les habitants avoisinant leurs fermes. C’est ainsi que la start-up Agrikolis vient d’ouvrir en six mois seulement à travers l’hexagone 55 points de retrait pour le e-commerce chez des agriculteurs. Et ils sont nombreux à vouloir contracter avec la jeune compagnie : 650 agriculteurs sont actuellement sur une liste d’attente.

Sommiers, matelas, frigidaire ou lave-vaisselle ce sont autant de cartons que les producteurs français sont amenés à manipuler pour assurer la livraison des achats de leurs voisins ruraux sur le net.

Signe des difficultés financières dans les campagnes, l’équipe de la start-up Agrikolis, créée en février 2028  a rapidement trouvé des agriculteurs volontaires pour faire partie de son réseau en échange d’une rémunération autre qu’agricole.

«C’est une solution qui évite aux clients de prendre une journée pour attendre un colis chez eux, et aux agriculteurs de toucher des revenus complémentaires, et de peut-être attirer de la clientèle. L’idée est aussi de redynamiser le monde rural en mettant en lien les gens. » confiait récemment au site d’informations, LilleActu, Cédric Guyot, ce gars du nord de la France et créateur d’Agrikolis.

Effectivement un reportage récent de France 2, la chaine de télévision française, faisait état de la satisfaction de nombreux producteurs qui trouvent ainsi un nouveau moyen de promouvoir la vente de leurs produits auprès d’une nouvelle clientèle intéressée par leurs fruits et légumes. Qui aurait dit que l’agriculture de proximité serait un jour «boostée» par les activités connexes du e-commerce ?

 1 000 euros par mois de l’ordre du possible !

Cédric Guyot confiait récemment au quotidien Le Parisien que le concept d'Agrikolis :  « Les agriculteurs sont toujours prêts à rendre service, quand il neige, quand on a un problème. Ils ont du matériel pour déplacer les colis et souvent des bâtiments inutilisés. Alors, on s'est dit qu'en proposant à des fermes de devenir des relais-colis, on pourrait répondre à un besoin de livraison en zone rurale tout en recréant du lien social et en procurant aux agriculteurs un complément de revenu. »

L'exploitant agricole payé par colis reçu peut espérer toucher une rémunération qui peut aller d'une centaine d'euros à plus de 1000 euros par mois.